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Le Maghreb économique à l'ordre du jour ?

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L'Algérie plaide pour la réunion des conditions pour une ouverture des frontières entre l'Algérie et le Maroc. Il paraîtrait qu'il y aurait plus de raisons de les ouvrir que de les laisser fermer. La fermeture des frontières bloque l'avancée des négociations de coopération économique, bloquant ainsi la construction du grand Maghreb. Ne serait-ce pas un projet trop grand pour les pays du Maghreb que de décider de faire cette union que l'on sait pourtant impossible? Les dirigeants s'étaient consultés et n'avaient pas pu. 
 
Les peuples, quant à eux, n'ont jamais été consultés à ce sujet. Pourtant, les dirigeants parlent d'un Maghreb des peuples. En juin 1988, à Zéralda, au lendemain de la clôture du sommet de la Ligue arabe, les cinq dirigeants des pays du Maghreb, en présence du roi de l'Arabie Saoudite, avaient tous affirmé que la question du Sahara occidental ne pouvait nullement en constituer un obstacle. Et pourtant, cette vision n'avait pas été confirmée sur le terrain. 
 
Le blocage politique des négociations entre le Polisario et le Maroc entrave le processus de construction du Maghreb à la fois sur le plan politique et sur celui de l'économie. Tous ceux qui avaient suivi avec admiration le rôle qu'avait joué la France au Conseil de sécurité de l'ONU pour promouvoir le droit international dans l'agression que s'apprêtait à commettre l'hyper puissance américaine contre l'Irak espéraient qu'enfin, la justice . Internationale serait une préoccupation qui influerait sur toutes les décisions onusiennes. Il aurait fallu que dans le cas du Sahara occidental, qu'une puissance comme la France s'en tienne à la résolution des Nations unies, elle qui avait travaillé au sein du conseil de sécurité de l'ONU à la promotion du droit international dans le cas de la guerre contre l'Irak. La France avait ouvert la voie à l'espoir mais l'a refermée avec sa position dans l'affaire sahraouie. 
 
Les populations sahraouies souffrent à double raison. Pas de souveraineté politique sur leur Etat car encore colonisées au troisième millénaire bien amorcé, pas de souveraineté sur leur devenir économico-social pour cause de colonisation de leur pays. Pourra-t-on réellement dire, maintenant, après la position de la France sur la question du règlement du conflit Maroc- Polisario, qui a révélé un parti pris flagrant en faveur du Maroc, que le projet de l'Union méditerranéenne est sur la bonne voie ? Il est vrai qu'un tel projet nécessite que les conflits dans toute cette zone cessent et que s'installe la stabilité politique comme préalable à la stabilité économique et à la réunion des conditions d'une coopération qui pourrait être poussée jusqu' à la possibilité de penser à une intégration économique. 
 
Toutes les questions sont sensibles dans cette zone, aussi bien la question du conflit israélo-palestinien que celle du conflit dans le Sahara occidental. La France a tout fait rater. Pour elle-même également car c'est dans le respect du droit international qu'elle pourra retrouver son rôle moteur de la construction de l'Europe et de l'Union pour la Méditerranée. Mais, veut -elle continuer à jouer ce rôle ? 
N.B. Le Maghreb, 28/04/2011

La petite île veut voir et vivre : Tigzirt sur mer et vogue l’avenir

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Tigzirt el lavhar, ou Tigzirt sur mer fait la différence. Dans cet îlot de la haute Kabylie, il fait bon vivre. En dehors bien sûr des vicissitudes de la vie courante, où on s’échine comme partout ailleurs à assurer sa subsistance quotidienne. En témoignent, d’ailleurs, ces tentatives d’interpellations populaires des autorités locales de cette dernière semaine de mars, à être plus regardant sur les manques à gagner dans cette ville côtière, qui ne vit en fait de ses atouts économiques qu’à la haute saison estivale. Trois mois pleins et encore ces dernières années, avec l’intervention du mois de Ramadhan, l’opportunité de remplir les caisses des infrastructures touristiques reste maigre. Mais qu’à cela ne tienne.
Puisque déjà, la région se prépare à accueillir le rush entre juin et juillet. La saison qui s’ouvre pour les étrangers à Tigzirt avec l’ouverture de la période estivale, le 1er juin, s’annonce de bon augure. Car, à la faveur du festival  national du film amazigh qui vient de clôturer sa 11e édition dans la ville d’Azzefoun, ville limitrophe de Tigzirt, les regards sont déjà braqués vers cet été prématuré en ces journées bien chaudes de mars. De belles journées qui donnent un avant goût de ce qui attend les estivants en leur suggérant le rendez-vous des vacances. Les questions fusent de partout, les interrogations se bousculent, on s’inquiète de tout, des structures d’accueil, des tarifs des séjours, des possibilités de camping, de locations de maisons privées, de programmes hôteliers, des endroits intéressants à visiter et bien entendu des infrastructures existantes, aux fins de faire son choix, si choix il y a, de prendre option pour les formules qui sont pratiquées par les opérateurs touristiques.
D’emblée, Tigzirt sans les grandes phrases descriptives des atouts de la ville que les autochtones mettent en avant en une belle fierté, veut le meilleur pour ses habitants. Et leurs portes-parole ont décidé de faire entendre leurs voix en bloquant les axes routiers qui mènent de Tigzirt à Azzefoun, sa voisine distante de près de 25 kilomètres. Pendant deux jours, dimanche et lundi, 20 et 21 mars, la circulation automobile a été coupée comme dernier recours à des revendications socioéconomiques, liées plutôt à l’édification de structures de jeunesse et de culture. Puisque ce sont ces mêmes jeunes qui ont dressé des barricades sur les routes, manifesté leur ras le bol en  tentant des attroupements dans les rues principales de la ville. Signes de solidarité ou contrainte de sécurité, plusieurs commerçants ont fermé boutique et ont ainsi perturbé l’approvisionnement quotidien des ménages et des établissements hôteliers des alentours.
Un état de fait qui doit sa manifestation à ce qui a été édifié ces derniers jours à Azzefoun à la faveur de la tenue dans cette ville côtière du festival national du film amazigh qui  y a créé l’événement du 19 au 23 mars dernier. Puisque le tout Azzefoun a vécu au rythme de cette 11e édition qui a vu par la même ressusciter les grandes figures de l’art national dans toutes ses expressions, étant le giron de nombreux artistes qui en sont originaires, y sont nés ou qui y ont grandi. Près d’une centaine d’entre-eux, qui  ont été rappelés à la mémoire frappée de leur portrait, flanqué à hauteur des banderoles hissées au dessus du nouvel établissement culturel, la bibliothèque communale, contiguë à la maison de jeunes, au centre culturel baptisé Tahar Djaout, originaire d’une des village d’Azzefoun, Oulkhou, de la salle omnisport où se sont déroulées l’ouverture et la clôture du film amazigh. Infrastructures que le festival a impulsées auquel revient aussi le mérite d’en avoir accéléré la réalisation. Puisque déjà à la veille de cet événement, les festivaliers, organisateurs s’entend, ont été confrontés au non achèvement de cette opération. Ce qui a impulsé avec leur aide, les autorités à précipiter les finitions, comme le bitumage des lieux.
DES INFRASTRUCTURES À POURVOIR
Et c’est d’ailleurs dans des bâtiments neufs, à l’odeur de peinture fraîche  qu’a pu se tenir ce festival. Une belle opportunité qui dans son sillage a entraîné un autre projet pour Azzefoun,  celui qui verra dans un futur proche la réalisation d’une grande infrastructure cinématographique dont les autorités ont assuré  sa réalisation pour l’an prochain. Un vide à combler, vu que la ville ne possède pas de salle de cinéma ou une salle de spectacle. Structures dont il a été ressenti l’absence et l’urgence d’édifier à l’avenir. Car, tous les films visionnés à cette rencontre du cinéma amazigh, l’ont été sur un écran de fortune à la salle omnisports qui ne répond aucunement aux exigences d’une projection au sens propre du mot.
Et c’est précisément ces nouvelles opérations de réaménagement qui sont venues palier un tant soit peu l’absence de structures d’accueil pour la jeunesse et la culture qui restent insuffisantes dans cette commune, l’élément déclencheur d’ailleurs de la manifestation coléreuse de leur homologue Tigzirt. Là où il n’y a pratiquement pas d’infrastructures qui puissent répondre à cette autre condition d’épanouissement vital à une communauté, source de création d’emploi, de formation, d’ouverture économique  et culturelle.
Une pointe de jalousie somme toute légitime qui a mis le feu aux poudres et pousse à la réflexion. Même si dans les propos, l’excès va jusqu’à condamner l’organisation d’une telle manifestation d’envergure qui a selon les commentaires qui ont couru la ville, engendré beaucoup de dépenses, engloutissant un budget, il est répondu que la tenue de telles opérations sont au contraire aussi source de financement, puisque autour de pareils événements, il y a des rentrées d’argent opportunes pour la commune, à travers toute la logistique de l’organisation.
Peut-être est-ce l’arrière pensée qui a secoué les réflexes de cette expression de la rue ?... A point nommé aussi peut-être ?
Et Tigzirt gagnerait à prendre des leçons de cette revendication populaire. Ce qui serait à tout point de vue rentable pour cette ville côtière dont les montagnes viennent s’échouer dans la mer et qui font d’elle une région à vocation touristique d’abord. Et ce même si de ce côté-là aussi, elle n’en est pas plus lotie. Car, il faut dire que les paysages, l’environnement, les sites, la nature qui  font la beauté incontestable de Tigzirt et lui confèrent une place de choix dans le pays, à travers ce qui est appelé communément les atouts touristiques d’un lieu dit, ne peuvent à eux seuls suffire à la survie de  la région, à l’instauration d’une politique touristique et assurer l’équilibre budgétaire d’une commune qui, à priori, devrait en faire sa première ressource économique.
Un détour au cœur de la ville renseigne sur le degré chétif des investissements. Côté hôtelier, la maigreur. Il y a certes le Mizrana qui doit son nom à celui du massif forestier qui recouvre la région et ses environs. Espace végétal luxuriant, vues imprenables, paysages naturels édifiants…
LE TOURISME, OUI, MAIS…
Cet édifice a été repris à l’Etat par le privé. A partir de la mi-juin, la cagnotte explose. L’infrastructure revue et corrigée fait le plein chaque été. Toutes formules de séjour confondues. Le service de qualité répond aux normes de la prise en charge des vacanciers. Ces derniers qui se bousculent la saison estivale, des régions limitrophes, d’Alger et de l’étranger à Tigzirt ont aussi ce loisir de louer des maisons individuelles, notamment au village de Sidi Khaled. Les annonces passent via Internet et le tour est joué. Le rush y est garanti.
Et malgré la pauvreté de l’exploitation en infrastructures d’accueil, la ville tente de soigner sa mise, en offrant au visiteur cette occasion d’humer l’air marin en déambulant dans ses rues qui montent, animées par commerces divers et circulation qui se fait dense.
La journée offre des haltes ensoleillées dans ses ruelles bordées de maisons aux restes d’une architecture coloniale. Ces bâtisses encore debouts ne concurrencent presque plus devant les nouvelles habitations édifiées avec cet effort de lui donner un cachet qui épouse le paysage. Partout de la toiture et sans trop de hauteur. Même si de toit, aujourd’hui, il en est de faux avec cette espèce de matériau qui recouvre les bâtisses. Mais les maisons non encore achevées, toujours en chantiers, l’emportent sur celles qui sont de livraisons récentes. Elle ne sont pas souvent de bon goût, trop présomptueuses, dans leur luxe sans harmonie. Elles en mettent plein la vue, sans cette recherche du beau sans l’esthétique grandeur nature. Les routes en véritables fer à cheval, font des virages de véritables casses-cou à ceux qui sont peu vigilants au code de la route, dont celui de la limitation de vitesse, surtout à la nuit tombée où l’éclairage manque le plus.
En ville, on respire mieux. La descente vers le port amorce cette belle occasion à ne pas rater, de retrouver le passé romain de l’île kabyle. Il est là, présent dans ces surfaces dallées de ruines, qui datent du IIIe ou Ve siècle après JC, entre les restes d’un ancien port, du temple du Génie, la basilique… Une véritable cité antique où viennent s’abreuver d’amour et de sérénité les couples, les enfants gambader, les familles se prélasser  en quête d’un coin reposant. Un véritable havre de paix.
Ici, face à la mer, surplombant le port remis à neuf, le parfum fort d’iode fait souffler un vent de liberté. Pour l’humer, il est à échanger à l’entrée de cette Place romaine, 20 DA aux adultes et 10 DA aux enfants. Un petit pécule qui ne démérite pas, à profiter d’un site  bien entretenu et propre. Ce qui lui confère une belle et régulière fréquentation. Immortalisée à chaque monceau de ruine, le portable venant à la rescousse quand l’appareil photos fait défaut.
A LA PROMENADE DU PORT
Beaucoup de monde partage toute la journée cette villégiature citadine entre coucher du soleil et promenade sur le port. Là où des sardiniers proposent une variété de poissons frais que les restaurateurs se précipitent à cuisiner. L’espadon règne en maître suivi de la crevette, de la raie, du rouget et de la sépia. Un bel chalandage d’une pêche qu’il est conseillé de prendre aux premières lueurs du jour, sinon, il vous fait revenir demain.
Autour du port édifié en 1900 et réaménagé dans les années 1950, reflète un autre remuement, encore tout empreint d’une nouvelle reconstruction. Il est bordé de larges allées pour la promenade, égayé par la coquille toute blanche d’un grand coquillage qui vient apporter sa part au décor. Des bancs entourés d’espaces verts, tout autour, des aires de jeux pour les enfants, des abris huttes sous lesquelles on se laisse aller, au fouettage de l’air marin. L’heure est au farniente en ce début d’après-midi. Le cri des mouettes dispute  le bruit aux cris joyeux des enfants qui dévalent des toboggans et se lancent à corps éperdus sur les balançoires. Pourtant, c’est le calme qui dénote dans tout cet espace, voué à la brise marine. La mer l’emporte dans tout ce qu’elle apporte de paix. D’immensité ; de bleu. A la sortie de la ceinture portuaire, une longue échappée par le front de mer, frangé d’une longue balustrade. La déambulation dure toute la journée. La nuit appartient aux noctambules. Dans les secrets d’une vie que l’on veut  ailleurs, qui peut être pourtant trouvable sur place, là sur ce petit îlot, sur lequel les yeux se sont ouverts et dans lequel le corps a connu ses premiers débattements dans l‘eau qui n’a pour l’autochtone, nulle part ailleurs sa fraîcheur, ni sa saveur.
Et quel bonheur d’y avoir goûté à ses pétillements, d’avoir bu la tasse, tout enfant encore… Les gens de la mer, ceux de Tigzirt en connaissent un plongeon, ou le plongeon. Comme tous ceux qui sont nés,  ont grandi et vécu avec pour tout horizon, le bleu de l’océan. Il n’y a pas mieux placés qu’eux pour comprendre sa colère et l’y laisser aller, les jours des vagues frondeuses ; et se prendre à son calme, les jours de résurrection. Entre les deux, il y a longtemps que les comptes ont été soldés. Surtout pour celui qui y vit et en vit. Point de regrets ; que de l’orgueil bien placé. Et combien même la montagne est haute. Elle finit toujours les pieds dans l’eau. Tigzirt el levhar est ainsi soit-il.

«La situation sécuritaire au Sahel est grave et préoccupante»

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Le ministre des Affaires étrangères du Mali, Soumeylou Boubeye Maiga, arrivé hier à Alger porteur d’un message du président Amadou Toumani au président Bouteflika, est venu dans un seul but : arracher des hauts responsables algériens une promesse de coopération militaire et sécuritaire accrue afin de mater AQMI qui est sur le point de prendre le contrôle absolu de Tombouctou.

L’émissaire du président malien a été reçu en début d’après-midi par le président Bouteflika. L’audience s’est déroulée à Djenane El-Mufti en présence du ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, et du ministre délégué chargé des Affaires africaines et maghrébines, Abdelkader Messahel.

Les Maliens sont venus solliciter auprès des Algériens un soutien ferme et un engagement franc pour soutenir l’armée malienne dans sa lutte contre le terrorisme et le narcotrafic dans le nord du Mali. Juste après sa rencontre avec le ministre des AE, Mourad Medelci, Maiga a donné le ton de sa visite. Il avait estimé, à cet égard, que la situation sécuritaire dans la région du Sahel «demeure grave et préoccupante et nécessite que nous conjuguions encore plus nos efforts pour pouvoir trouver les réponses les plus adéquates à cette situation».
Le message du président malien, au président Bouteflika, contient, selon lui, une «analyse de la situation régionale (et comment nous voyons) l’évolution et le renforcement de nos relations bilatérales dans un contexte extrêmement perturbé où toutes les menaces auxquelles nous étions confrontés se retrouvent amplifiées».
Maiga a souligné, dans ce contexte, que sa visite à Alger s’inscrivait dans l’objectif d’»instaurer une sécurité immédiate dans la région mais aussi une stabilité plus globale et plus durable».
Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, et l’envoyé spécial du président malien, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Soumeylou Maiga, ont coprésidé hier matin une réunion qui s’est déroulée à la résidence d’Etat de Djenane El-Mithak en présence du ministre délégué chargé des Affaires africaines et maghrébines, Abdelkader Messahel, et des membres des délégations des deux pays.
L’Algérie n’est pas le seul pays à avoir sollicité son voisin sahélien depuis que le Mali a décidé de rompre définitivement avec l’ancienne puissance coloniale. Les Etats-Unis d’Amérique ont également été sollicités au même titre que l’Algérie. Bamako a reçu vendredi dernier la visite du général Carter William E. Ward, chef du commandement africain des forces armées américaines (Africacom). Ce dernier a déclaré que son pays s’engage à soutenir l’armée malienne dans la lutte contre le terrorisme et le narcotrafic dans le nord du Mali.
Le général William E. Ward a affirmé cet engagement au cours d’une séance de travail avec le ministre malien de la Défense, Natié Pléa, et d’une réunion avec le chef d’état-major général des armées du Mali, et tous les chefs d’état-major et directeurs de services centraux des forces armées et de sécurité du Mali.
Le Mali est confronté au terrorisme et au trafic de drogue dans sa partie saharienne, principalement à Tombouctou où des éléments d’Al-Qaïda au Maghreb (AQMI) trouvent refuge après des prises d’otages en territoire malien ou dans les pays voisins (Mauritanie, Niger). Un trafic important de drogue à destination de l’Europe se déroule également dans le septentrion malien. Ainsi, AQMI, qui est par ailleurs de connivence avec des réseaux de narcotrafiquants, deviendrait le premier pourvoyeur d’emplois et renforcerait son ancrage au sein des populations locales.
La meilleure réponse à cette stratégie d’AQMI, c’est d’occuper le terrain. Le ministre Maiga a expliqué la nécessité pour le Mali et les autres pays partageant la bande sahélo-saharienne d’être non seulement présents sur le terrain, mais aussi de coopérer dans le cadre d’une lutte commune.
Mahmoud Tadjer
Le Jeune Indépendant, 28/04/2011

Marrakech : Les théories de la conspiration commencent

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Quelques heures seulement après l’attentat meurtrier de Marrakech, qui a causé 15 morts parmi touristes étrangers et citoyens marocains, les théories de la conspiration fleurissent déjà.
Le site internet Hibapress accuse rien moins que le secrétaire particlulier du roi Mohamed Mounir Majidi et le patron du PAM Fouad Ali El Himma d’être derrière l’attentat de Marrakech.
D’un autre côté, l’ex-lieutenant des Forces armées royales (FAR), aujourd’hui exilé politique à Madrid, Abdelillah Issou a accroché sur YouTube une vidéo dans laquelle il accuse l’Etat marocain d’être derrière cet attentat et annonce l’instauration de « l’état de siège » sur tout le territoire national. Issou estime que ce qui se passe actuellement au Maroc fait partie d’un complot, d’un « moukhattate chaytani« .
Avant de diriger son message directement au roi Mohamed VI, à qui il a demandé de quitter le pouvoir, l’ex-lieutenant assure qu’ « on aurait vu un homme sortir du café Argana après avoir déposé une valise« .
Source : Demain Online, 28/04/2011

Mhamed Khadad : "Le CS confirme que les DH et le référendum sont au coeur de toute solution pour le SO

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Déclaration de Mhamed Khadad, coordinateur du Frente POLISARIO avec la MINURSO

Après de nombreuses années de négligence par le Conseil de Sécurité à cause de l’attitude de la France, en faveur du Maroc, la résolution 1979 du Conseil de Sécurité de l’ONU, adoptée à l’unanimité aujourd’hui, innove et reconnait «l’importance de la protection et de la promotion des droits de l’homme au Sahara Occidental» et appelle à l’établissement de «mesures crédibles et indépendantes» afin d’assurer le respect des droits de l’homme.

Cette résolution inclut également les recommandations du Secrétaire General de l’ONU, Ban Ki-moon, contenues dans son dernier rapport sur le Sahara Occidental (UN Doc. S/2011/249), qui soulignent la nécessité de promouvoir, lors des prochains pourparlers sur le statut du Territoire, une solution qui garantit «un référendum en tant que libre exercice du droit a l’auto-détermination du peuple Sahraoui». A cet égard, il y a lieu de souligner que la résolution 1979 appelle les deux parties à approfondir les négociations en tenant compte de leurs propositions de solution respectives qui contiennent, toutes deux, la nécessité de consulter la population sur son avenir à travers un référendum.

“En ces temps de contestation et d’interventions militaires au nom de la démocratie et des droits de l’homme au Moyen Orient et en Afrique du Nord, le Conseil de Sécurité a rappelé, avec force, que la volonté du peuple Sahraoui ne peut plus être ignorée.”

“Grâce à la solidarité, entre autres, de nos amis d’Afrique du Sud et du Nigeria, nous accueillons avec satisfaction l’élan renouvelé du Conseil de Sécurité de vouloir se concentrer sur les droits de l’homme et l’impérieuse nécessité de consulter le peuple Sahraoui sur son devenir. Toutefois ceci n’est qu’un premier pas,” a souligné Khadad. “Le Conseil doit maintenant s’atteler à épauler le processus politique et à conduire les parties vers une solution qui reflète réellement la volonté légitime du peuple Sahraoui.”

“Nous avons constamment exhorté le Conseil de Sécurité à agir conformément aux recommandations du Haut Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU et des autres agences indépendantes de droits de l’homme et déploré que la MINURSO soit la seule mission contemporaine des Nations Unies sans mandat de surveillance des droits de l’homme» a noté Khadad, après l’adoption de la résolution 1979. Au moment où les peuples de la région crient haut et fort pour être entendus, une autre année entière sans engagements sérieux des Nations Unies sur la question de droits de l’homme au Sahara Occidental, serait absolument inacceptable.

Sahara occidental: la résolution du Conseil de sécurité a reconnu l'importance de la question des droits de l'homme

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NEW YORK - La résolution adoptée mercredi par le Conseil de sécurité sur le Sahara occidental a reconnu "l'importance de l'amélioration de la situation des droits de l'homme au Sahara occidental", a déclaré à New York le coordinateur sahraoui avec la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso), M'hamed Khaddad. "Après des années de négligence de cette question par le Conseil de sécurité en raison de l'opposition de la France au nom du Maroc, la résolution 1979 du Conseil de sécurité adoptée aujourd'hui à l'unanimité, a innové en reconnaissant l'importance de l'amélioration de la situation des droits de l'homme au Sahara occidental tout en appelant à des mesures indépendantes et crédibles pour assurer le respect de ces droits", a affirmé le représentant sahraoui à la presse à l'issue de l'adoption de la résolution par l'organe de décision de l'ONU.

Cette résolution évoque également les recommandations du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qu'il a formulées dans son récent rapport sur le Sahara occidental, en vertu desquelles les pourparlers à venir sur le statut des Territoires sahraouis doivent se concentrer sur " la tenue d'un référendum qui constitue le libre exercice du droit à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental", a-t-il précisé.

A cet égard, poursuit M. Khaddad, " la résolution du Conseil de sécurité a demandé aux deux parties de renforcer les négociations en élargissant les discussions de la proposition de chaque partie, ce qui a toujours été le point de vue du Front Polisario''.

"En cette période de bouleversements et d'intervention militaire au nom de la démocratie et des droits de l'homme au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, le Conseil de sécurité a insisté sur le fait que la volonté du peuple du Sahara occidental ne peut plus être ignorée'', a encore souligné le responsable sahraoui.

Tout en remerciant notamment la solidarité de l'Afrique du Sud et du Nigeria, qui siègent au Conseil de sécurité comme membres non permanents, et l'accent mis par le Conseil sur les droits de l'homme et sur le référendum pour le peuple sahraoui, M. Khaddad a relevé, toutefois, que cela " n'est qu'un premier pas''. En effet, a-t-il précisé, "le Conseil de sécurité doit maintenant s'atteler à sa tâche politique et conduire les parties à une solution qui reflète réellement la volonté légitime du peuple du Sahara occidental".

Il a aussi rappelé que le Front Polisario avait demandé à plusieurs reprises au Conseil de sécurité " à agir sur la base des recommandations préconisées par le Haut Commissariat des droits de l'homme des Nations unies et par les autres organes des droits de l'homme indépendants''.

Soulignant que la MINURSO était la seule mission de l'ONU démunie du mécanisme de surveillance des droits de l'homme, M. Khaddad a observé qu'à une période où des populations de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du nord " crient pour être entendus dans leurs revendications des droits de l'homme, il serait alors absolument inacceptable qu'une autre année passe sans un sérieux engagement de l'ONU sur la question des droits de l'homme" au Sahara occidental. 
APS, 28/04/2011

Les Sahraouis : A propos de "Territoire perdu"

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Après avoir réalisé la plupart de mes films précédents dans l’ouest saharien (Némadis, des années sans nouvelles / Racines lointaines / Le Cercle des noyés / Les Dormants), il m’est apparu évident de réaliser un film sur le peuple sahraoui, sur son territoire, sur son enfermement dans les rêves des uns et des autres.
De tradition et de culture nomade, les Sahraouis sont en exil pour la plupart, depuis 1976, dans un bout de désert en Algérie. Ils sont aujourd’hui près de 160 000 à survivre dans ces camps de réfugiés.
Leur territoire, sous occupation espagnole jusqu’en 1976, fait l’objet  depuis lors d’une guerre qui oppose le Front de Libération du Sahara occidental (POLISARIO) à la Mauritanie jusqu’en 1979 et au Royaume du Maroc jusqu’à aujourd’hui ; et ce malgré le droit à l’autodétermination qui a été reconnu au peuple sahraoui par la Cour internationale de Justice.
Pour empêcher les embuscades menées par le POLISARIO, l’armée marocaine a achevé en 1989 la construction d’un mur de 2400 km qui traverse le territoire sahraoui. Ce mur, sous haute surveillance militaire, permet depuis lors au Maroc d’occuper une partie de ce territoire et de l’exploiter.
Un cessez-le-feu maintient depuis 1991 les deux camps dans une guerre de l’attente et de l’usure, sans qu’une solution politique à ce conflit parvienne à voir le jour et sans que la communauté internationale ne s’en soucie véritablement.
En tant que cinéaste, j’ai voulu témoigner de cette situation méconnue pour la plupart, mal connue pour ceux qui se souviennent de ce conflit dont il fut surtout question avant la fin de la guerre froide.
Ce projet de film est né il y a trois ans. Pour le mettre en chantier, j’ai réalisé plusieurs repérages de part et d’autre du mur. A l’origine, mon idée était de reconstituer au travers de relevés topographiques à l’intérieur du territoire sahraoui l’histoire du Sahara occidental.
Au cours des repérages qui se sont déroulés dans les camps de réfugiés et dans la partie du territoire sous contrôle du POLISARIO, j’ai eu l’occasion de faire de nombreuses rencontres avec des Sahraouis. En devenant le témoin des récits de leur exil, de leur lien à la terre et au territoire en tant que nomades, j’ai pris conscience de l’ampleur de leur enfermement. Un enfermement physique mais aussi un enfermement de la pensée et de l’imaginaire.
Il est ainsi devenu évident que je devais construire le film géographiquement à partir des camps de réfugiés et des zones sous contrôle du POLISARIO. Autrement dit, sans cesse se rapprocher du mur et ne jamais le dépasser, rendre compte de l’imaginaire des Sahraouis, lorsqu’il est question du territoire sous occupation marocaine, et ne jamais y pénétrer.
Bien que le sujet de ce film soit politique, mon idée a toujours
été de permettre aux enjeux du conflit de se révéler à travers une forme cinématographique, tant pour la narration que pour l’image et le son. Je suis en effet convaincu que la force d’un film réside dans sa capacité à sublimer par l’esthétique le propos et à octroyer au spectateur une place à partir de laquelle il pourra se mouvoir en pensée.
 
L’expérience humaine des images et des sons
Si l’élaboration de ce film a débuté après mon documentaire Le Cercle des noyés, tourné en vidéo haute définition, j’ai terminé un autre film Les Dormants, tourné en super 8 mm, avant que ne débute le tournage de Territoire perdu.
L’expérience du tournage en super 8 mm sur Les Dormants fut fondamentale dans mon parcours de cinéaste et déterminante pour le filmage de Territoire perdu.
En effet, tourner avec une caméra super 8 mm, donc à la main, s’est révélé être une façon pour moi de prolonger le ressenti de mon corps dans un geste, celui de filmer, de permettre aux frémissements intérieurs, ceux du ressenti et non plus seulement de l’intellect, de s’incarner dans des images. Ceci est d’autant plus vrai lorsque – comme c’est le cas en pellicule – le nombre de bobines est limité et que par conséquent l’acte de filmage agit comme un rituel.
Dès le début du tournage de Territoire perdu, mon intention
fut de mailler des images de corps et de visages avec des images d’espaces.
Comme l’écrivait Julien Gracq dans son ouvrage, Carnets du grand chemin, il y a deux manières de regarder : à la façon du presbyte qui se met à distance pour regarder ou à la façon du myope qui doit se rapprocher pour voir plus clairement. En travaillant à partir de ces deux formes de regard, j’ai voulu inscrire davantage la relation qui unit les Sahraouis à l’espace, à la terre, au territoire.
Si le tournage a duré plusieurs semaines, quelques heures seulement d’images ont été tournées. Cette manière de tourner à l’économie est un choix de réalisation. Il témoigne pour moi de la nécessité de ne filmer que dans une forme d’état d’éveil, d’attention, de vigilance, qui aiguise le regard au point d’être en quête sans cesse de l’image unique, essentielle.
Parallèlement, après avoir construit des liens privilégiés avec les témoins, j’ai enregistré sur le vif des récits de vie, de disparitions et d’exil. L’idée était de conserver par l’entremise de ces enregistrements en situation la fébrilité qui habite les histoires que l’on raconte pour la première fois ou presque, de donner aussi autant d’importance aux souffles et aux hésitations qu’aux mots.
 
La création sonore du film s’est élaborée sous la forme de deux expériences.
Durant le tournage proprement dit, des sons purs et isolés, propres au désert, à sa nudité et à ses vents, ont été récoltés. Ces sources sonores ont ensuite été rejouées à l’aide d’enceintes dans des cavités (prismes, globes en verre…) et réenregistrées de manière transformée.
Dans un second temps, en Lozère (Fance) cette fois, les ambiances sonores ramenées du Sahara occidental ont été mises au travail dans des chambres d’écho naturelles (grottes, avens, cheminées).
Il était important pour moi que les sons dans le film soient éloignés du réel, évoquent un univers mental, deviennent une forme de pensée, celle qui naît de la solitude et de l’oubli.
Le montage du film quant à lui s’est déroulé à la manière de la fabrication d’un tricot ; à savoir monter l’image en même temps que la narration sonore avec l’idée que chaque son choisi induise l’image qui va suivre et inversement.
Mais il est une expérience plus belle encore, née de ces gestes de cinéma, celle d’avoir rencontré des hommes et des femmes au Sahara occidental et d’avoir pu imaginer avec eux un film, le rêver, le désirer, comme une renaissance.
Si-peu-de-nous, 28/04/2011

Réchauffement graduel des relations algéro-marocaines

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Les nuages qui couvrent le ciel algéro-marocain depuis des décennies se dissipent et laissent place, depuis quelques semaines, à un soleil printanier plus radieux que d’habitude. Un accord est apparemment passé entre les deux pays. Alger et Rabat vivent au rythme d’incessantes visites ministérielles des deux côtés. La dernière en date est celle de Rachid Benaïssa, ministre de l’Agriculture et du Développement rural qui assiste au Salon international de l’agriculture de Meknès, au Maroc. Le ministre algérien, accompagné de plusieurs opérateurs exerçant dans le domaine de l’agriculture, a signé avec son homologue marocain Aziz Akhennouch, lundi dernier, un mémorandum de coopération dans le domaine agricole. 

L’accord, qui s’étale sur cinq ans, vise «la consolidation de la coopération dans les différents domaines agricoles, afin notamment de renforcer la sécurité alimentaire des deux pays, les échanges commerciaux, la recherche scientifique et la vulgarisation agricole». Il porte également sur «le développement de la production animale et végétale, la santé animale, la lutte contre la désertification et le développement rural».La visite du ministre de l’Agriculture ne peut, en revanche, échapper aux questions politiques. Il devait, comme presque tous les officiels algériens qui se trouvent au Maroc, répondre à la lancinante question du Sahara occidental. «La question du Sahara occidental est un problème qui relève des compétences des Nations unies», a dit M. Benaïssa. La réponse fait écho à un commentaire, développé le 16 avril dernier à Tlemcen par le président Abdelaziz Bouteflika. «Il n’existe pas de problème entre l’Algérie et le Maroc […] Le problème du Sahara occidental est un problème onusien. Le Maroc est un pays voisin et frère. Il faut coopérer et nous devons coopérer», avait dit le chef de l’Etat.Les mêmes propos, ou presque, sont employés par le ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci, lors de ses dernières sorties médiatiques. «L’Algérie adopte la même position que celle des Nations unies par rapport à la question du Sahara occidental. Cela veut dire que nous avons notre vision et le Maroc la sienne», a-t-il souligné. 

Il n’y a pas que la question du Sahara occidental qui empêche la normalisation des relations entre les deux pays voisins. L’ouverture des frontières terrestres, fermées en 1994, est une revendication très pressante des Marocains. A cela, l’Algérie oppose une réponse pragmatique et ferme. «Les deux pays ne peuvent pas vivre éternellement avec des frontières fermées. Il faut rouvrir les frontières, mais auparavant, il faut créer les conditions pour cela. Et lorsque cela sera fait, la décision sera appliquée de façon sécurisée et équilibrée au profit des deux parties. Comment arriver à ce résultat ? En dialoguant entre responsables, et cela a commencé il y a trois mois de cela», a estimé, dans ce sens, Mourad Medelci lors d’une interview accordée au début de cette semaine à un confrère arabophone. Cela dénote une avancée certaine dans ce domaine. Même si Alger maintient toujours qu’il faut traiter de sérieux problèmes liés notamment à la drogue et à la migration clandestine.Pendant ce temps, les affaires reprennent. 

Les deux pays, qui s’apprêtent à jouer la deuxième tranche d’une rencontre footballistique décisive pour la qualification à la prochaine Coupe d’Afrique des nations, travaillent déjà sur l’exportation du gaz algérien vers le Maroc. Une option très sérieuse est prise dans ce sens, d’autant plus qu’un des gazoducs qui acheminent le gaz algérien vers l’Europe transite par notre voisin de l’Ouest. Ce qui peut aboutir, dans un proche avenir, à une normalisation, voire à un réchauffement des relations bilatérales. Quant à la problématique du Sahara occidental, la question a déjà un cadre dans lequel elle est traitée.
Par Ali Boukhlef
La Tribune d'Algérie, 28/04/2011

Sahara occidental: le Conseil de sécurité réaffirme la solution d'autodétermination

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New York, 27 avr 2011 (SPS) Le Conseil de sécurité a adopté mercredi une résolution sur le Sahara occidental dans laquelle il réaffirme la solution permettant "l'autodétermination du peuple du Sahara occidental", tout en appelant à "améliorer la situation des droits de l'homme" des Sahraouis.

Adoptée à l'unanimité, la résolution 1979 souligne que le Conseil de sécurité "réitère son engagement à aider les deux parties au conflit à parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental".

Elle prend note de "l'impasse actuelle" et appelle les Etats de la région à coopérer davantage pour y mettre fin.

A cet égard, le CS "appelle les parties à continuer de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue de façon à entrer dans une phase de négociations plus intensive".

Enfin, le Conseil de sécurité a décidé de proroger pour un an le mandat de la mission de l'ONU au Sahara occidental (Minurso) jusqu'au 30 avril 2012.

Le Front Polisario et le Maroc se sont engagés depuis 2007 dans des négociations sur l'avenir du Sahara Occidental sous l'égide des Nations. Dix rounds de discussions, dont six informelles, se sont achevés sans progrès tangible, rappelle-t-on. (SPS)

La famille de Saïd demande aux Nations Unies Dambar un mécanisme pour protéger les droits de l'homme au Sahara occidental

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Dans une lettre adressée au président en exercice du Conseil de sécurité de l'ONU, Nestor Osorio Londoño, avec une copie destinée à tous les membres du Conseil, la famille Dambar Saïd a exprimé sa "profonde préoccupation devant la grave situation vécue par le peuple sahraoui à cause de l'occupation illégale du Sahara Occidental par le Royaume du Maroc depuis plus de 35 ans, où ils sont privés de l'exercice des droits les plus fondamentaux d'une société. "

Cette famille sahraouie dénonce "les graves violations des droits humains subies par les civils sahraouis aux mains des forces répressives du régime d'occupation du territoire non autonome du Sahara occidental."

«Des violations qui ont été enregistrées dans de nombreux rapports de missions internationales et des cas signalés au cours de la levée du camp de la dignité à Gdeym Izik et son postérieur écrasement par l'armée et la police marocaine", ajoutent-ils.

La famille de Saïd Dambar cite comme «exemple de violation systématique des droits de l'homme le cas de ce jeune sahraoui tué par la police marocaine en Décembre dans la ville de El Aaiun (capitale du Sahara Occidental occupée par le Maroc), sans que, jusqu'à présent, on leur permette un examen médico-légal et d'enterrer ses restes. "

Dans la matinée du mardi les proches de Dambar Said qui résident à Lanzarote ont reçu dans la Khaïma pour la Vérité et la Justice, le soutien du  président du Conseil de l'île de Lanzarote, Pedro San Ginés. Le Gouvernement de Lanzarote est arrivé à un accord institutionnel condamnant le cas et exprimant sa solidarité avec la famille de Dambar Said.

Cette visite a été suivie par le Délégué du Front Polisario en Canaries, Mohamed Salem Daha, le ministre des affaires sociales, Marci Acuña, l'activiste Uruguayen militant des droits humains, José Morales Brum et le conseil municipal de San Bartolomé et membre de la Fédération de l'État d'Institutions solidaires avec le peuple sahraoui, Juan Antonio de la Hoz.

Source : Diario de Lanzarote, 27/04/2011
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