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Retrait du Maroc de Guerguerat : «De la poudre aux yeux»

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L’interminable conflit entre le Maroc et le Sahara occidental se met à peser très lourd parmi les dossiers en charge de la communauté internationale. L’affaire Guerguerat est venue raviver un feu que tous tentent de contenir.

Abla Chérif – Alger (Le Soir)

Les responsables de la RASD (République arabe sahraouie démocratique) crient leur colère. Hier, c’était au tour du ministre sahraoui des Affaires étrangères d’intervenir, lors d’une conférence de presse, pour faire une mise au point aux propos des Marocains. «L’annonce du retrait marocain de Guerguerat est une fausse information, une manœuvre pour tromper l’opinion publique internationale», assène Ould Salek devant une presse avide de détails sur une affaire qui défraye la chronique depuis de longues semaines. Guerguerat : ce no man’s land de quelques kilomètres se situe à la frontière entre le Sahara occidental et la Mauritanie. Vers la fin du mois d’août dernier, l’armée marocaine crée la surprise en entamant la construction d’une route goudronnée à quelques kilomètres de son mur de défense.

Le Front Polisario alerte les Nations-Unies, la communauté internationale et dénonce une «grave violation du cessez-le feu» par la partie adverse.

Le roi du Maroc se défend en faisant tout d’abord croire à une opération de poursuite entamée contre des contrebandiers et des éléments terroristes qui ont pris la fuite hors du territoire où ils étaient pourchassés. Très vite, il s’avère que les troupes marocaines ont été en fait déployées pour assurer la sécurité de convoyeurs marocains chargés d’écouler de la marchandise en Mauritanie.

L’affaire se déroule en période de crise intense entre Mohamed VI et l’ex-secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon accusé de parti pris pour avoir entrepris des démarches en faveur d’une accélération du processus devant mener à l’autodétermination du peuple sahraoui. Engagé dans une politique de fait accompli, le roi se distingue également en sommant les forces onusiennes de maintien de la paix au Sahara occidental de retourner à leur QG. Les faits prennent alors une tournure dangereuse.

Décidés à ne pas se laisser faire, les Sahraouis envoient de leur côté des troupes chargées de mener des incursions dans ce no man’s land considéré comme faisant partie des territoires libérés. Le nouveau président de la RASD, Brahim Ghali, se déplace en personne sur les lieux et diffuse des photos où on le voit entouré de militaires aguerris à la guerre des sables. Des images effarantes dévoilent également un dispositif militaire de défense aérienne déployé par le Front Polisario. Des quotidiens espagnols en font quotidiennement leur Une. A New York, des voix s’élèvent pour attirer l’attention sur les dangers pouvant découler d’une telle situation.

Dans les couloirs des Nations-Unies, des pourparlers s’entament discrètement avec les deux parties. Six mois plus tard, le 27 février dernier, le Maroc crée une autre surprise en annonçant son retrait de la zone de Guerguerat. Comme l’ont fait précédemment Brahim Ghali et d’autres responsables de la RASD, le ministre sahraoui des Affaires étrangères affirmait hier que les forces marocaines ne se sont pas retirées comme elles le prétendent. «Elles se sont retirées de quelques mètres uniquement, c’est de la poudre aux yeux.» La phrase de Joachim Chissano, envoyé spécial de l’Union Africaine pour le Sahara occidental, résonne plus que jamais dans les esprits : l’étincelle risque de raviver le feu…
A. C.

Photo : L'armée sahraouie à El Gargarate

Le MAE sahraoui sur la situation à El-Guerguerat : «Elle ne peut être dissociée de la nature du conflit»

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Imputant aux autorités coloniales marocaines la responsabilité de la tension qui règne à El-Guerguerat, au sud du Sahara occidental, suite à la violation par Rabat de l’Accord du cessez-le-feu, conclu en 1991 avec le Front Polisario, sous l’égide des Nations unies (ONU), le chef de la diplomatie de la République sahraouie explique cette tension au non-parachèvement du processus de décolonisation au Sahara occidental, en application des Résolutions internationales.

Pour Mohamed-Salem Ould-Salek, ministre des Affaires étrangères de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd), la situation de tension à El-Guerguerat «ne peut être dissociée», a-t-il affirmé, de la nature fondamentale du conflit opposant le Front Polisario et le Maroc, depuis l’invasion de ce dernier, en 1975, du Sahara occidental, lequel territoire, pour rappel, est soumis depuis 1966 au processus de décolonisation, à l’ONU.
S’appuyant sur ce qui est mentionné dans le plan de règlement de l’ONU, à propos de la voie de passage réalisé par les autorités coloniales marocaines, à El-Guerguerat, le ministre sahraoui dira que, dans ledit document, «il ne fait part d’aucune existence de ce passage», a-t-il affirmé, ni même, poursuit-il, «dans les articles de l’Accord du cessez-le feu». Indiquant que dans l’Accord relatif aux questions militaires dans son chapitre 1, sur les procédures du cessez-le feu, entre l’armée de libération sahraouie, et l’armée marocaine, «les deux armées sont tenues de ne pas dépasser les points de leurs positions respectives, le jour et à l’heure du cessez-le-feu, rentré en vigueur le 6 septembre 1991», a-t-il précisé. C’est dans le sillage de ses violations du droit international que «le Maroc persiste sur cette lancée, en comptant sur le soutien inconditionnel de la France, un des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU», déclare le chef de diplomatie de la Rasd. Ce qui l’amène à interpeller la communauté internationale «à assumer ses responsabilités engagées», a déclaré, hier, Mohamed Ould-Salek, animant une conférence de presse au siège de l’ambassade de la Rasd, à Alger.
De sa dérobade de ses engagements pris dans sa signature des Accords du cessez-le-feu, entre Rabat et le Front Polisario, après 16 années de guerre, le Maroc a persisté sur cette voie, par ses violations des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés, son pillage des ressources naturelles du Sahara occidental, son expulsion du personnel du segment politique de la Minurso, son refus de voir l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU, pour le Sahara occidental, Christopher Ross, se rendre dans les territoires occupés du Sahara occidental, jusqu’à ses manœuvres à El-Guerguerat, aux conséquences gravissimes sur la paix et la stabilité dans la région.
Pour le conférencier, il est «urgent» pour l’ONU et notamment pour le Conseil de sécurité «de procéder au parachèvement de la décolonisation au Sahara occidental» sur la base de la légalité internationale, qui consacre le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. En prévision de la tenue, fin avril prochain, de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara occidental, Chissano, l’Envoyé spécial de l’Union africaine, (UA), pour le Sahara occidental, a demandé que le Conseil de sécurité de l’ONU doit «rétablir» l’ensemble des fonctions de la Minurso et devrait aussi étendre sa Mission à l’examen de la situation des droits de l’Homme afin, a-t-il souligné, «d’assurer une surveillance impartiale, indépendante et durable des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés», a indiqué un communiqué de presse de l’UA. Sur l’annonce de Rabat de son retrait d’El-Guerguerat, le chef de la diplomatie sahraouie a affirmé, hier, que «l’armée marocaine ne s’est pas retirée».
Rabat vise à faire croire à la communauté internationale et à l’opinion mondiale, après ses échecs politico-diplomatique et juridiques, qu’elle «fait preuve de coopération», pour le ministre sahraoui, «l’armée marocaine s’est peut-être retiré de deux cent mètres, et Rabat est toujours en position de violation du cessez-le-feu», a affirmé, hier, Mohamed-Salem Ould-Salek.
Indiquant, à ce propos, que «le Maroc doit s’en tenir à l’Accord du cessez-le-feu s’il veut réellement démontrer une volonté de collaborer avec l’ONU, et autoriser le retour du personnel de la Minurso». Le Secrétaire général de l’ONU, comme le Conseil de sécurité «doivent exiger du Maroc de se conformer avec ce qui est mentionné dans l’Accord du cessez-le- feu» et de se plier, aux Résolutions onusiennes en vue «de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination». Depuis vingt-cinq ans, «le Maroc tergiverse avec la complicité de la France, membre du Conseil de sécurité, retardant le parachèvement de la décolonisation au Sahara occidental», avertissant que si cette politique persiste, le peuple sahraoui, à travers son unique et légitime représentant, le Front Polisario, «usera de toutes les voies et moyens légitimes pour recouvrir son indépendance», a affirmé le responsable de la diplomatie de la République sahraouie.
Karima Bennour

L’ambassadeur du Maroc à Rome devant la justice italienne pour harcèlement sexuel

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par Khider Chérif



Une nouvelle information qui prouve que la majorité des ambassadeurs du Maroc à l’étranger se comportent comme de véritables potentats. Le site internet de la communauté marocaine à l’étranger, Manbar Al-jalia Al-Maghribia (Tribune de la communauté marocaine), rapporte que l’ambassadeur du royaume chérifien à Rome, Hassan Abou Ayoub, est poursuivi par la justice italienne pour harcèlement, coups et blessures et violences verbales. La victime n’est autre qu’une de ses domestiques, Naïma Melali, à laquelle il a fait subir les pires sévices après avoir licencié son mari.

Selon de nombreux témoignages, Hassan Abou Ayoub a transformé Naïma Melali en objet sexuel pour assouvir ses instincts bestiaux. Il finira d’ailleurs par mettre la pauvre employée enceinte. Malgré cela, il a tout de même continué à la maltraiter et à l’insulter. L’ambassadeur du Maroc à Rome ira même jusqu’à lui refuser d’accoucher dans une clinique romaine. Au lieu de tenter de réparer son ignoble faute, Il a renvoyé Naïma Melali au Maroc, comme si elle était une vulgaire criminelle. Selon Manbar Al-jalia Al-Maghribia, Hassan Abou Ayoub a peur que son employée devienne une résidente permanente en Italie et s’autonomise.

Naïma Melali raconte, dans un témoignage à Manbar Al-jalia Al-Maghribia, qu’après son accouchement au Maroc, elle est repartie en Italie avec l’intention de reprendre son travail de cuisinière à l’ambassade du Maroc à Rome. Hassan Abou Ayoub, dit-elle, l’a rouée de coups et couverte d’insultes lorsqu’elle s’est présentée à sa résidence. Sans le sou et dans la rue, la pauvre domestique marocaine n’a dû son salut qu’à une association italienne de défense des droits des femmes battues.

C’est d’ailleurs cette même association qui l’a prise en charge et décidé de ne pas laisser les agissements de l’ambassadeur du Maroc impunis. Les animatrices de l’association italienne de défense des femmes battues ont réussi à récolter suffisamment d’argent pour intenter une action en justice contre l’ambassadeur du Maroc à Rome, qui, par ailleurs, a refusé de payer à Naïma Melali ses cinq mois d’arriérés de salaires.

Manbar Al-jalia Al-Maghribia annonce que pour porter l’affaire sur la place publique en Italie et attirer l’attention de Mohammed VI sur les agissements pervers de son ambassadeur à Rome, un collectif d’associations de femmes a prévu ces jours-ci d’organiser devant l’ambassade du Maroc à Rome un sit-in de protestation. Les animateurs du site des Marocains à l’étranger disent ne pas comprendre «comment un ambassadeur comme Hassan Abou Ayoub, qui cumule plus de trente ans dans la diplomatie et qui a eu à occuper de hautes fonctions dans la diplomatie marocaine et même des postes ministériels, a pu s’illustrer par un comportement aussi indigne, aussi sauvage et aussi humiliant». La même source ajoute que malgré qu’il soit poursuivi par la justice italienne, l’ambassadeur du Maroc à Rome continue à traiter ses employés comme s’ils étaient ses esclaves.

Dans certaines régions du monde, comme par exemple en Afrique, le ministère marocain des Affaires étrangères arrive facilement à étouffer les frasques de ses employés en achetant le silence des sphères politiques locales. Ce n’est pas le cas en Europe, où les autorités ne permettent pas de telles dérives. Hassan Abou Ayoub commence à l’apprendre à ses dépens.

Khider Chérif


Tags : Maroc, diplomatie marocaine, Ambassade du Maroc à Rome, abus, esclavage

L’ambassade du Maroc à Washington, un haut lieu de débauche

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La diplomatie marocaine est le lieu de collusion de lobbying, corruption et débauche.

Les ambassades du Commandeur des Croyants partout dans le monde utilisent les orgies et les soirées arrosées comme moyen pour attirer la sympathie des journalistes et politiciens et leur soutien à la colonisation du Sahara Occidental par le Maroc.

Ainsi, le roi Mohammed VI est devenu le Commandeur de la débauche éffrénée même au Maroc où les visiteurs sont invités à toute sorte de dégénération et de perversion.

Ici, l’ambassadeur de Sa Majesté au Pays de l’Oncle Sam, Rachad Bouhlal s’est appliqué en la matière en faisant appel à un groupe de danseuses de ventre pour, entre autres, le plaisir des yeux des visiteurs.

Il y a lieu de signaler que parmi ses invités se trouve Edward Gabriel, ancien ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, devenu premier défenseur des intérêts du royaume dans le monde. C’est dire qu’il continue de payer les faveurs que le Maroc lui a rendus lors de son service à Rabat.

Source : Maroc Leaks


Sahara Occidental : « Il faut sortir du fait accompli » (experte)

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RFI : Ce différend dure depuis plus de 40 ans, depuis que le Maroc a pris le contrôle d’une grande partie de ce territoire au moment du départ de l’Espagne en 1975.

Après 8 ans de médiation entre le Maroc et le Polisario, Christopher Ross a jeté l’éponge, présenté sa démission, c’est un aveux d’échec pour l’ONU qui n’a pas réussi à mettre autour d’une table les autorités marocaines et le Front Polisario. J’imagine que le départ de Christopher Ross est une bonne nouvelle pour le Maroc ?

Khadija Mohsen Finan :

« Oui, pour le Maroc c’est une bonne nouvelle. D‘ailleurs, en 2012, il avait eu des problèmes avec le Maroc qui avait demandé carrément son renvoi. Mais il avait eu aussi l’appui de sa hiérarchie. C’est-à-dire que Ban Ki-moon l’avait conservé comme émissaire pour le Sahara Occidental.

Pour autant, je ne pense pas que l’obstacle numéro 1 était réellement Christopher Ross. Je pense que c’est une question de gestion de ce dossier par l’ONU et par Ban Ki-moon. Donc, c’est une question de méthode. Il va falloir reprendre ce dossier en le traitant selon une autre méthode ».

RFI : Alors, justement, le fait qu’un nouveau SG de l’ONU soit en fonction depuis le 1er janvier, est-ce que c’est une nouvelle page qui se tourne, qu’on peut s’attendre enfin à un règlement de ce conflit ?

Khadija Mohsen Finan:

« Alors, on peut s’attendre à un règlement de ce conflit si le nouveau SG des Nations Unies, qui a d’ailleurs donné des signes positifs, le gère différemment, oui, mais il ne faut pas oublier aussi que cette question du Sahara Occidental elle est venue se nicher dans le contentieux qui oppose Alger à Rabat. Donc, nous avons là une superposition de deux questions : La question du Sahara Occidental et le contentieux entre le Maroc et l’Algérie ».

RFI : Mais vous pensez qu’Antonio Guterres, qui connaît bien ce dossier, va pouvoir convaincre le Maroc, peut-être, à faire des concessions ou d’être moins exigeant que ces dernières années et ces dernières décennies ?

Khadija Mohsen Finan:

« Il réussira si le Maroc est disposé à changer de méthode et à aller vers un dénouement de cette question et à ne pas imposer lui-même une solution par le biais d’une autonomie, par exemple. Il faut sortir de la politique du fait accompli ».



Source : Maroc Leaks

#MoroccoLeaks: Morocco colossal bribes to African diplomats prior to its joining the African Union

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Despite its flagrant trampling on the objectives of the constitutive act of the African Union that stipulates to “Defend the sovereignty, territorial integrity and independence of its Member States”, the “Respect of borders existing on achievement of independence” and the “Prohibition of the use of force or threat to use force among Member States of the Union” Morocco, that by means of military force still occupies a large portion of the AU member founder Western Sahara republic, smoothly joined the African Union. 
Despite, also, declaring Joachim Chissano, the African Union’s special envoy to Western Sahara, a persona non grata in the Saharawi occupied territories and even in Morocco, the Moroccan king was hosted inside the premises of the African Union as an African liberator. An admission that, weirdly, took place with a relaxing majority. 

Why, then, the African Union admitted the membership of a country that not only tramples on this institution’s core constitutive act but also despises its role in the Saharawi cause, knowing that the peace plan set to resolve this protracted decolonization issue is under the auspices of the United Nations together with the African Union?

Some high officials from inside the African Union waxed lyrical on Morocco’s membership on the grounds that it might be a good opportunity to convince the Moroccans to abide by the Western Sahara peace plan of which the African Union is the second pillar partner. 

In a similar vein, some political pundits that often show up on various media outlets agree on this view based on the allegation that Morocco’s membership is a tacit recognition of the Saharawi republic as the Moroccan parliament ratified the AU constitutive act in which the Saharawi republic is a state member. 

On the other hand, some other analysts have an opposite stance considering that such move will even engender the destruction of this Pan-African institution as Morocco’s status goes against the very fundamental charter of the African Union
Nevertheless, amid all these conflicting views and speculations, a silent voice, through a twitter account baptized “Chris Coleman” and who in recent time brought global attention to a cache of authentic secret documents of the Moroccan diplomacy, has indeed the refutable evidence; Morocco succeeded in garnering support to its admission to the African Union thanks to a long course of colossal corrupt acts. 

As the content of the joined documents clearly witness, we can see mails of a Moroccan diplomat who seemed to have succeeded in setting up a network of relations behind the scenes at every summit of the African Union. Through these mails that were subsequently sent to his boss in Rabat, we learn that, at least on one occasion, cash money was handed over to some African delegations to swing the pendulum in favor of Morocco or, even worse, spy and leak secret information and internal files of the African Union to Morocco officials.

Morocco’s joining the African Union was the result of a lobbying policy in which an all pervasive corruption campaign has been its cornerstone. 

As shown in the mails, it is Moha Tagma, Director of the African Affaires at Morocco Foreign Department, briefing his superior the Moroccan minister of foreign affaires on his action plan. 
In a note he sent to his minister on May 05th, 2014, he put forward “proposals for the undertaken preparations to the next African Union Summit” that would be held in Addis Ababa. He suggests giving “individual envelopes of 5000 euros for each friend” and he lists those “friends” who represent the delegations of the following countries: Senegal, Guinea, Ivory Coast, Gabon, Burkina Faso, Benin, Togo, Comoros, Djibouti, Niger Cameroon, Equatorial Guinea, Guinea-Bissau, Chad, Sierra Leone, Liberia, Somalia, Sudan, Madagascar, Malawi, Mauritius, Seychelles, Mali, Eritrea and Mauritania (Chair of the Council of the AU) “.


In another note dated on June 4th, 2014, Moh Tagma proposed to give Jean-Baptiste Natama from Burkina Faso, $ 2,500 “as an incentive to get him continue working with us.” Jean-Baptiste Natama was the Chief of Staff to the Chairperson of the Commission of the African Union (AU), Nkosazana Dlamini-Zuma, from October 2012 to February 2015. He was tasked of filtering out confidential documents from the African Commission to the Moroccan diplomat Moha Oualki Tagma, who currently serves as Morocco’s ambassador to Nigeria.
On July 29th, 2016, Morocco’s state-based “NGO” New Vision of Africa (NOV AFRIQUE) awarded Jean-Baptiste Natama the “PADEL 2016 international prize for the best promoter of diplomacy in Africa”.

Nevertheless, in spite of all these shenanigans, Morocco was unable to change the unwavering support of the majority of the Africans to the just cause of the Saharawi people. The role of the African Union, instead, intensified and its personal envoy, Mr. Chissano’s intervention before the UN Security Council in 2016 has accentuated Morocco’s isolation in front of a unified Africa on the right of the Saharawi people to self-determination and independence. 

Morocco, thus, has bought a seat at the African Union by its usual lethal and despicable weapon of corruption. The supposed economic development for the welfare of the African nation is no more than a smokescreen to the Moroccan main agenda; obstructing the mounting role of the African Union in decolonizing occupied Western Sahara besides coveting and taking hold of the Saharawi people’s land. 

Khalil Asmar 

Follow at: @Sahara_Voice

Sahara Occidental : L’ambassadeur Ross a démissionné à cause des ingérences de la France

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Paris était toujours une des escales de l’Envoyé Personnel de l’ONU pour le Sahara Occidental dans chaque tournée qu’il faisait dans la région. Le diplomate était conscient que la solution se trouvait entre les mains de la France et il voulait s’assurer du soutien de l’Elysée à ses efforts de médiation, mais il voulait, surtout, que la France réduise ses ingérences au Conseil de Sécurité pour que ce dernier agisse dans la voie d’imposer des résolutions décisives.

C’était peine perdue. A chaque rendez-vous du Conseil de Sécurité avec le Sahara Occidental, les responsables marocains contactaient leurs homologues français pour écouter leurs conseils et mettre au point un plan d’action pour contrecarrer toute résolution contre les intérêts du Maroc.

Le hacker Chris Coleman vient de pendre sur le site Calameo des documents qui délattent la complicité de la France avec Rabat et ses ingérences qui bloquent toute la solution du conflit quadragénaire du Sahara Occidental.

Dans ces lignes se trouve la véritable raison qui a poussé le diplomate américain à la démission

Le 16 avril 2012 à 16:43, Veronique Aulagnon, deuxième conseillère à l’ambassade de la France à Rabat remet à Farhane et Bourita le texte d’une « déclaration virulente du Polisario contre la France à NY ». « Par ailleurs, en complément de l’entretien entre Nasser Bourita et Ludovic Pouille, je voulais t’informer que Paris a redemandé cet après-midi des démarches immédiates dans les capitales des pays membres du groupe des amis à conduire. Le Ministre d’Etat devait en parler Willam Hague ce jour à 16H. Je te tiendrai informé dès que j’aurai un retour”, a-t-elle ajouté.


DECLARATION DE PRESS d’ AHMED BOUKHARI
REPRESENTANT DU F.POLISARIO A L’ONU
» Malgré ses insuffisances, le rapport du SG sur el Sahara occidental peut être considéré, d’ores et déjà, comme étant une dénonciation en bonne et due forme du comportement inadmissible du Maroc vis-à-vis de la MINURSO laquelle s’est trouvée, de manière graduelle, dans une position insoutenable pour sa crédibilité, sa neutralité et, donc, pour sa capacité de mettre en œuvre le mandat qui lui a été conféré par la Communauté internationale en 1991 pour la décolonisation du Sahara occidental.
En dépit du forcing mené conjointement par le Maroc et la France pour changer ou atténuer la portée de certains paragraphes du rapport, ce dernier est et demeurera comme un appel au Conseil et à la communauté internationale pour qu’ils assument les responsabilités engagées depuis 1965 pour la décolonisation du dernier bastion africain sur l’agenda de L’ONU.
Nous, ainsi que des milliers de Français et Françaises, nous nous interrogeons sur les motivations de l’attitude de la France dans cette affaire, attitude qui dépasse toutes les bornes de la logique et du sens commun et qui va même à l’encontre de son orgueil national et prestige, et ce, en choisissant d’aller à contre-courant des principes sacrés des droits de l’homme et du droit à l’autodétermination d’un petit peuple pacifique et digne, qui est toujours soumis à une occupation militaire dénoncée comme telle par des multiples résolutions des Nations Unies.
En agissant de la sorte et à l’insu du peuple français et en contradiction avec ses obligations en vertu de la Charte de l’ONU, la France nous réitère le message, aussi grave que difficile d’être oublié par les générations sahraouies, d’avoir érigé en cause nationale l’oppression du peuple sahraoui.
C’est sur cette base que nous ne pouvons que dénoncer, une fois de plus, les agissements fébriles menées actuellement par la délégation française à l’ONU, visant à placer tous les obstacles et à mettre les bâtons dans les roues afin d’éviter l’adoption d’une Résolution sur le Sahara occidental, qui soit à la hauteur des responsabilités du Conseil et du message fort et clair envoyé par le SG dans ce qui reste de son rapport original. « .
New York 16 avril 2012
Le soir, à 21:05, Mme Aulagnon envoie un autre email sous le titre de « Point sur la négociation » où elle remet à ses interlocuteurs (Farhane et Bourita) « la dernière version du projet de résolution, qui n’est pas encore bouclée en groupe des amis (problème sur OP 3 et 9 à cause des Britanniques; nous avons gardé comme monnaie d’échange nos deux propositions d’amendements sur la dynamique régionale et le recensement, non intégrés dans le texte). En revanche, on a surmonté les obstacles sur les droits de l’Homme et la visite de Ross ».

Le lendemain, 17 avril 2012,à 16:59 Mme Aulagnon envoie un nouvea courrier sur « dernier état de la résolution » dont voici le texte :

» Cher Azzedine,
Voici le texte négocié* en groupe des amis qui a été accepté par le Maroc. Seuls les Britanniques font toujours de la résistance: ils veulent « all interlocutors » à l’OP3.
Les tractations avec les Britanniques se sont poursuivies toute la matinée en marge des consultations du Conseil de sécurité qui viennent de se terminer. sans succès.
Les Américains n’auront sans doute pas d’autre choix que diffuser le texte sans accord. Mais notre RP estime que vous avez du soutien. Tous les Etats ont fait des déclarations favorables au Maroc, à l’exception du Royaume-Uni et de l’Afrique du sud ».


Source : Maroc Leaks 

Tags : Maroc, Sahara Occidental, France, Polisario, MINURSO, ONU

Document confidentiel remis par Jean-Baptiste Natama aux marocains

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Encore une preuve de la collaboration du burkinabé Jean-Baptiste Natama avec le Maroc.
Depuis son poste de directeur du cabinet de Mme Dlamini Zuma, M. Natama filtrait au Maroc des documents et des renseignements confidentiels sur l’activité de la présidente de la Commission Africaine et de l’Union Africaine et leurs efforts visant à résoudre le conflit du Sahara Occidental.
Dans ce cas, il s’agit d’une lettre que M. Natama a remis au diplomate marocain Ouali Moha Tagma. La lettre a été envoyée le 14 août 2014 par l’Ambassadeur Yilma Tadesse, représentant principal de l’Union africaine auprès de la MINURSO à El Aaiun. Elle rapporte le contenu d’un article du journal de la DGED Quid.ma sur la nomination de l’ancien président mozambicain Joachim Chissano Représentant Personnel de l’Union Africaine pour le Sahara Occidental.
« Cet article est évidemment le reflet de la visible rage marocaine suite à la nomination de l’ancien président Chissano Envoyé Personnel de l’UA et il semble inspiré par la déclaration du ministre marocain des Affaires étrangères à propos de cette nomination. Écrire sur un évenement d’actualité est une chose mais s’engager dans un acte d’indécente diffamation en est une autre. Il est regrettable que le journal ait dû aller si bas en lançant des pareilles attaques contre la personne d’un des courageux combattants africains pour la liberté et l’un des dirigeants les plus dévoués de notre continent.
Yilda précise que le pronostic du processus de paix pour le territoire reste toujours plus sombre que jamais, même après l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies en avril dernier de la résolution 2152 appelant les parties, entre autres, à « poursuivre les négociations sans conditions préalables … »
Yilda note que la résolution du CS n’a pas été appliquée en raison du refus du Maroc d’autoriser la visite de l’Ambassadeur Ross, « ce qui a comme effet le blocage du processus de paix avec une autre impasse ».
Il remarque que les deux tiers du temps consacré aux efforts diplomatiques de Ross se sont écoulés sans rien réaliser traînant le processus en arrière, ajoutant que si le Maroc dit que la question du Sahara Occidental relève des Nations Unies et n’incombe pas l’Union áfricaine, son blocage à la médiation de Ross prouve qu’il ne veut pas coopérer avec l’ONU non plus.
A la fin, il propose que l’UA s’active en vue de pousser la communauté internationale à trouver une solution à ce conflit qui date de longue date.

D’autre part, M. Natama a reçu chez lui le 15 juin 2014, le dénommé Mohamed Farahat, chef de la Division des Partenariats Régionaux au Minisère marocain des Affaires Etrangères. Ce dernier en a fait un compte-rendu (voir image suivante):


Source : Maroc Leaks

Des membres de la MINURSO demandent un titre de séjour au Maroc

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Certains membres de la MINURSO originaires de l’Egypte et de la Syrie ont demandé l’octroi d’une carte d’immatriculation en tant qu’étrangers résidents au Maroc dans le but de pouvoir acquérir des biens immobiliers au Maroc, selon une note marocaine. A ce sujet, une réunion s’est tenue le 29 mars 2012 en présence de membres du MAEC, le Ministère de l’Intérieur, la DGED, la DGSN, la DGST.

Selon la note, l’article 39 du SOFA stipule ce qui suit : « les membres de la MINURSO, ne sont pas d’avantage assujettis aux dispositions régissant le séjour des étrangers dans la zone de la mission, y compris en particulier les dispositions relatives à l’enregistrement, mais n’acquièrent pour autant aucun droit de résider ou d’être domicilié en permanence dans la zone de la mission ».

« Le Bureau de Coordination a signalé toutefois que l’article 39 a été abrogé alors que la copie du SOFA du MAEC contenait bel et bien l’article 39. Le Bureau a été sollicité de vérifier la véracité de l’abrogation de cet article », ajoute la source.

« A l’issue des débats, les participants se sont mis d’accord sur les trois dimensions qui sous tendent cette question :

Une dimension politique : l’enjeu politique pour le Maroc n’est pas aussi important et risquerait de compliquer nos relations avec la MINURSO et même avec l’ONU ;

Une dimension juridique : l’article 39 est très clair dans ses dispositions et devrait servir d’argument pour répondre aux sollicitations répétées de certains membres de la MINURSO ;

Une dimension sécuritaire : les services sécuritaires ont des réserves sur l’octroi de cartes nationales au personnel de la MINURSO, compte tenu de la nationalité des demandeurs (Syrie, Egypte) » conclue la note.




Source : Maroc Leaks

Mohammed VI paye une société d'intox en France pour salir l'image de l'Algérie

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Le hacker marocain Chris Coleman a levé le voile, cette semaine, sur une partie de la stratégie mise en place par le Makhzen pour salir l’image de l’Algérie. Pour atteindre leur objectif, les services secrets marocains se servent d’une partie de l’argent que leur rapporte le business de la drogue pour rémunérer gracieusement des sociétés de conseil en lobbying auxquelles il est demandé de mener des campagnes hostiles à l’Algérie. En France, la DGED (service marocain pour le renseignement extérieur) traite depuis des années avec la société «Communication & Institution». Cette boîte se trouve au 105, boulevard Haussmann, à Paris, et est dirigée par Olivier Le Picard et Gaetan De Royer. La complicité entre les deux parties est aujourd’hui telle que Communication & Institution est, pour ainsi dire, devenue un pendant des services spéciaux marocains.

Cette société sert, en effet, depuis plusieurs années de couverture aux activités de la DGED marocaine en France, activités dirigées essentiellement contre l’Algérie et le Polisario, sous forme de campagnes médiatiques hostiles. Olivier Le Picard et Gaetan De Royer recevaient leurs directives de Mourad El-Ghoul, Mohamed Bellahrach, Laarbi Bouchaara, Youness Idrissi ainsi que de Salem Mrani, tous des cadres des services spéciaux marocains. 

Document à l’appui, Chris Coleman mentionne que «les responsables de cette société travaillent depuis 2005 directement avec la DGED sous les clauses d’un contrat appelé “Programme de communication institutionnel en France pour le royaume du Maroc”». Le hacker marocain ajoute que des documents récupérés dans une des boîtes mails, utilisées par Mourad El-Ghoul, chef de cabinet du tortionnaire Yassine Mansouri, ont permis d’apprendre que «Monitoring sur l’Algérie» est en réalité le nom de code donné par la société de lobbying Communication & Institution au travail visant à déformer l’image de l’Algérie et du Front Polisario et édulcorer celle du Maroc en France et ailleurs. 

A leurs heures perdues, Olivier Le Picard et Gaetan De Royer s’acquittent de diverses autres tâches au profit des services marocains. Ils assurent le monitoring presse (alertes, commandes de vidéo et pages de textes), la réalisation de sondages et la tenue d’une revue de presse quotidienne. Comme l’argent de la drogue coule à flots au Maroc, les deux lascars français touchent régulièrement des sommes faramineuses. «A l’instar de tous les Français qui faisaient du lobbying pour Mohammed VI, ils étaient récompensés aussi avec de luxueux appartements dans des tours dans les villes touristiques du Maroc où ils pouvaient, en toute liberté, s’adonner aux pratiques interdites à l’Hexagone (tourisme sexuel entre autres)», révèle Chris Coleman. 

Le hacker marocain, outré par les pratiques moyenâgeuses que le Makhzen fait subir au quotidien aux Marocains, ajoute qu’Olivier Le Picard et Gaetan De Royer étaient également «invités à participer aux festivités du trône, aux rendez-vous sportifs tels que les Trophées de golf Hassan II ainsi qu’aux festivals de cinéma de Marrakech où ils étaient logés dans les hôtels les plus huppés du royaume».

Khider Cherif

L'AFP intoxiquée par la DGED

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Le Maroc poursuit sa guerre contre l'Envoyé de l'ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross. Parmi les dommages collatéraux du conflit se trouve l'AFP.

En Effet, l'agence de presse de l'Elysée a dû faire marche arrière et supprimer une nouvelle mise en ligne le 6 mars 2017 selon laquelle, M. Ross a démissionné de son poste d'envoyé pour le Sahara Occidental.

Le même jour, le porte-parole du SG de l'ONU a démenti, dans un point de presse, la nouvelle diffusée par l'AFP.

« A l’instar des autres hauts responsables de l’ONU, Christopher Ross est l’envoyé du SG de l’ONU (au Sahara occidental) et continue d’occuper ce poste actuellement», a déclaré Farhane Haq en réponse à une question sur la prétendu démission de M. Ross.

Le responsable onusien a insisté à répéter que Ross était toujours en poste en laissant entendre que seul le secrétariat général de l’ONU est habilité à annoncer le renouvellement ou la fin de son mandat.

Quand un responsable du PAM rend compte de ses entretiens à Alger aux Marocains

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Le hacker marocain Chris Coleman a révélé cette semaine que le directeur régional pour le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord, l’Asie centrale et l’Europe orientale au sein du Programme alimentaire mondial (PAM), le Tunsien Daly Belgasmi, roule pour le Makhzen depuis 2013. Le fonctionnaire onusien véreux est entré dans les bonnes grâces du Palais en titillant le point faible de Mohammed VI, le Sahara Occidental et l’Algérie. Chris Coleman indique que le Tunisien, certainement à court de liquidités, a sollicité, à sa demande, le 8 février 2013, un entretien avec Azzeddine Farhane, chef de la Direction des questions globales, division des droits de l’Homme et des questions humanitaires au ministère marocain des Affaires étrangères. La raison ? Attirer l’attention des services spéciaux marocains sur un soi-disant plan algérien destiné à siphonner une grande partie des ressources du PAM au profit des camps de réfugiés sahraouis de Tindouf.

Dans un compte-rendu de cette rencontre adressé à sa hiérarchie, Azzedine Farhane précise que Daly Belgasmi lui a assuré que «l’Algérie s’active auprès des donateurs concernant le programme d’interventions prolongées de secours et de redressement, concernant l’assistance alimentaire du PAM aux populations des camps de Tindouf (IPSR) afin que le PAM adopte un programme de 3 ans au lieu de 18 mois».

Pour noircir le tableau, il a soutenu que «l’Algérie exerce des pressions sur les représentants respectifs du PAM et du HCR en Algérie, en essayant de leur faire croire que les réfugiés sahraouis à Tindouf ont des besoins humanitaires sur la base de 165 000 personnes (comme si l’ONU ne connaissait pas le nombre exact des Sahraouis qui vivent dans les camps de réfugiés)». «L’Algérie essaie d’introduire des produits alimentaires chers, tels que les produits laitiers et leurs dérivés, dans la liste des besoins afin d’augmenter la valeur de l’aide à apporter aux réfugiés sahraouis», a-t-il ajouté.

Le responsable du PAM ne s’est pas contenté de tuyauter les Marocains concernant les visées du supposé «stratagème de l’Algérie». Il n’a pas hésité à offrir ses bons conseils au gouvernement marocain. Daly Belgasmi a ainsi préconisé à son interlocuteur que pour couper l’herbe sous le pied des Algériens «le Maroc gagnerait à saisir le HCR et le PAM pour attirer leur attention, dans le cadre du contexte actuel de la crise au Mali, de l’insécurité au Sahel et de la connexion avérée entre le Polisario et Aqmi, sur la nécessité de se pencher sérieusement sur la question de la distribution de l’aide humanitaire à Tindouf et ses réels bénéficiaires, en soulevant explicitement la question de savoir : y a-t-il un risque que les donateurs, faute de recensement et d’identification des bénéficiaires de l’aide, nourrissent les éléments armés du Polisario qui seraient impliqués dans des actes de terrorisme au Sahel ? 

En clair, Daly Belgasmi avait suggéré au Makhzen que le contexte était propice à une diabolisation à l’extrême du Front Polisario. Pour lui, il n’y avait rien de tel pour détourner les regards de la communauté internationale du Sahara Occidental et des camps de réfugiés sahraouis que de soutenir l’existence de liens entre le Front Polisario et le terrorisme dans la région. L’idée a bien évidemment séduit Azzeddine Farhane puisque celui-ci indique avoir soumis la «fameuse» suggestion de son visiteur à la «haute» hiérarchie marocaine. «Front Polisario égal terrorisme» venait donc finalement du PAM. Qui a pu croire qu’une agence de l’ONU pouvait à ce point se rendre complice d’une aussi infâme forfaiture ?

Khider Cherif

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