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France : Etat voyou et journalistes ripous

Les 4 ripous d'Ahmed Charai
Dans un discours prononcé en 1977 et dont l’analyse est toujours applicable et valable pour les événements d’aujourd’hui, feu Président Houari Boumediène, dénonçait la politique de la France dans la région.

« La France a fait pression sur l’Espagne pour qu’elle cède le territoire du Sahara Occidental au Maroc et à la Mauritanie », a-t-il dit en soulignant que « le Maroc n’a pas les moyens de se payer des armes, mais il les reçoit de la France pour exécuter les plans de Paris dans la région ». 

Boumediène avait dit ces mots après l’agression des Jaguars français installés au Sénégal contre les colonnes de combattants sahraouis qui attaquaient des objectifs en Mauritanie.

Plus de 37 ans après, la politique française dans la région n’a pas changé d’un iota. Seulement le conflit est arrivé à un stade où il n’était plus possible de cacher son implication directe dans le conflit sahraoui. Pire encore, la façade de la « France, patrie des droits de l’homme » a été tombée sous les coups de la résistance pacifique des sahraouis dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

Le masque de nation qui prétend être un modèle de démocratie et berceau de la lutte pour les droits de l’homme est tombé pour laisser place à une réalité répugnante et nauséabonde. En plein jour et aux yeux de tout le monde, la France s’est érigé en premier défenseur des intérêts du Maroc au point de livrer la région aux dangers de l’instabilité en aidant le Maroc à maintenir le statu quo et en utilisant son droit de veto contre toute tentative d’élargissement des compétences de la MINURSO (Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental) au monitoring des droits de l’homme.

Malheureusement l’affaire ne s’arrête pas là. Après l’inimitié déclarée des différents gouvernements français, les sahraouis découvrent que les médias français aussi sont complices du régime sanguinaire marocain dans ses pratiques contre les aspirations du peuple sahraoui à la liberté et à l’indépendance. Ces complicités viennent d’être dévoilées par le cyber-activiste marocain qui agit sous le nom de Chris Coleman24 et qui est à l’origine d’un véritable Wikileaks marocain.

Grâce à lui, les sahraouis ont découvert que les journalistes français ont été bien arrosés par les pratiques de corruption du système despotique qui règne au Maroc. Vincent Hervouet, de LCI et ancien président de l’association de la presse diplomatique française, Mireille Duteil, du Point, Dominique Lagarde, de L'Express et José Garçon, ancienne journaliste à Libération, recevaient de l’argent pour embellir l’image du Maroc et diaboliser l’Algérie et le Front Polisario. Des pratique confirmées Mme Micelle Alliot Marie, plusieurs fois ministre, dans une émission animée par le journaliste Eric Zemmour où il a dit : « " Il y a une trop grande intimité entre la classe politique française, de droit comme de gauche, et les élites et dirigeants des 3 pays maghrébins, en particulier la Tunisie et le Maroc. On a l'impression que le roi du Maroc, pour ne pas le nommer, « achète » toute la classe politique française "
"Et médiatique ! ", répond Mme Alliot-Marie. " Vous avez mille fois raisons. Voilà. Et médiatique. En les recevant à la Mamounia...", ajoute Zemmour.

Les vacances au soleil et les garçons et filles de 12 ans y sont pour quelque chose. Personne n’ignore l’histoire de l’ancien ministre qui a été pris en flagrant délit d’orgie avec des mineurs et qui se trouve, aujourd’hui, à la tête d’un éminent institut qui ne cesse d’organiser des expositions au profit du Maroc.

Une affaire qui a été étouffée de la même manière qu’on veut étouffer la corruption par le Maroc de ces journalistes. Une affaire qui a eu droit au silence et désintérêt de la sphère médiatique française. Même l’AFP, toujours si prompte à tirer sur les sahraouis pour les qualifier de terroristes ou de trafiquants de drogue, tourne le dos aux révélations de Chris Coleman.

Les médias qui en ont parlé l’ont fait en prenant le soin de semer le doute sur l’authenticité des documents fournis par ce combattant qui tire ses armes de l’informatique et de l’étoile virtuelle. Même Médiapart n’a pas manqué de nous décevoir dans ce sens.

Le journaliste espagnol, grand connaisseur des pays de la région, a critiqué l’article de Médiapart sur les journalistes français ripous le qualifiant de « vaines discussions sur l’authenticité du Wikileaks » sans se pencher sur l’analyse des révélations contenues dans les documents pendus par Coleman. 

Il ya des «multiples raisons pour ne pas douter de l’authenticité du Wikileaks marocain. La première: Pas de démenti official », a-t-il ajouté.

Pour sa part, El Mahdi dévoile la flagrante contradiction dans les prétendues plaintes déposées par les personnes concernées qui mêlent l’accusation de mails truqués et violation du secret de la correspondance.

Les journalistes de Médiapart, aurait-ils aussi bénéficié des faveurs des autorités marocaines ? Si les murs de la ville de Marrakech parlaient, ils auraient plein de choses à raconter.

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