Rassemblement samedi à Paris pour exiger la libération des prisonniers politiques sahraouis

PARIS - Un rassemblement contre la tenue début février devant un tribunal militaire au Maroc du procès des 24 prisonniers politiques sahraouis de Salé est prévu samedi prochain place Trocadéro à Paris, a-t-on appris mardi auprès des organisateurs.


Signé par une vingtaine d’organisations, dont la Plateforme de solidarité avec le peuple sahraoui, l’appel remis à l’APS exige du gouvernement français, de l’Union européenne et des Nations unies d’agir pour "la libération des prisonniers politiques sahraouis", "l’arrêt de la répression et le respect des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés" et "l’instauration d’un mécanisme international pour la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental".

Selon un militant de la Plate-forme, Jean-Paul Le Marec, actuellement, 56 prisonniers politiques sahraouis croupissent dans les geôles marocaines. 24 d’entre eux sont détenus à la prison de Salé depuis 27 mois au "mépris du droit international comme du droit marocain".

Tout en signalant que ces militants ont été "victimes de tortures et ont mené plusieurs grèves de la faim", il a rappelé qu’après deux reports en janvier et octobre 2012, leur procès est fixé au 1er février devant un tribunal militaire d’exception "en dépit de leurs qualités de civils et ils risquent de lourdes peines de prison".

Ces militants sahraouis ont été arrêtés dans la foulée de l’assaut, mené en novembre 2010 par les forces marocaines, sur le camp de Gdeim Izik, près de la ville d’El Aaiun, capitale occupée du Sahara Occidental. Plus de 20.000 Sahraouis y avaient élu domicile pour "défendre leurs droits politiques, économiques et sociaux".

Depuis l’assaut des forces de sécurité marocaines pour démanteler ce camp, les manifestations se succèdent au Sahara occidental. Dans une récente visite dans le pays, une délégation internationale du "Centre Robert Kennedy pour la justice et les droits de l’Homme" avait "demandé au gouvernement du Maroc de mettre un terme à la situation de violence qui affecte la population sahraouie qui soutient l’indépendance du Sahara occidental". Le 13 décembre 2012, le Parlement européen a une nouvelle fois " demandé la libération des prisonniers politiques sahraouis".

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