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Bruxelles, un hub du terrorisme (Bernard Squarcini)

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Bruxelles constitue un hub du terrorisme, selon l’ancien directeur de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, devenue depuis DGSI), Bernard Squarcini.
Dans un entretien accordé au programme La Matinale de Jean-Pierre El Kabbach sur CNEWS pour parler du procès de l’affaire de Mohamed Merah, Squarcini pointe du doigt les passages des terroristes à Bruxelles qui, pour lui « c’est le hub du terrorisme ».
Un malentendu entre la Belgique et le Maroc a poussé le Maroc à la manipulation de ses ressortissants résidents en Europe dans le but de s’affirmer comme allié indispensable dans la lutte contre le terrorisme. L’affaire du citoyen belgo-marocain abdelkader Belliraj s’inscrit dans ce cadre.
Des jeunes inexperts entourent le Roi du Maroc, Mohammed VI. Leur esprit rêveur leur amène à des opérations couvertes dont la responsabilité est bien connue.

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L’appel de Vitry pour sortir Macron de la doctrine Giscard Lumières sur Seine

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De notre bureau de Bruxelles, Aziouz Mokhtari
Les préparateurs de la 42e Conférence de soutien au peuple sahraoui réalisent un coup historique pour ce rassemblement mondial en faveur du Polisario et de la RASD.
Tout d’abord parce que la manifestation se déroule en France dont la diplomatie est traditionnellement hostile à la cause du peuple des ténèbres, la doctrine Giscard… Ensuite parce que le panel des personnalités invitées est de tout premier ordre tant au pan politique, du droit que du prestige dont elles jouissent dans les différentes enceintes où se disent la cause des opprimés, la légalité, les droits humains et la défense des ressources naturelles des pays colonisés.
Le Sahara occidental étant un exemple-type. Parmi elles Gilles Devers qui a bataillé dur pour faire annuler les accords agricoles Maroc-Union européenne qui englobaient le Sahara occidental. Les magistrats de Luxembourg-City ont été vraiment à la hauteur dans cette affaire et ont dit le droit, rien que le droit, tout le droit.
Giles Devers, barreau de Lyon, n’a jamais caché sa satisfaction d’avoir contribué à ce que justice soit rendue au peuple sahraoui. Francesco Bastagli, ex-représentant spécial de l’ONU auprès de la Mission des Nations-Unies pour un référendum au Sahara occidental (Minurso), défenseur Ingrid Metton, avocate des prisonniers de G’deim Izik, Jytte Guteland, présidente de l’Intergroupe «Paix pour le peuple sahraoui» au sein du Parlement européen, Paloma Lopez, eurodéputée, Jean-Paul Lecoq, député, maire français et ardent combattant pour la liberté des Sahraouis et leur droit à l’autodétermination ainsi, évidemment, que Pierre Galand, président des réseaux mondiaux de soutien au peuple sahraoui seront, tous, activement présents à Vitry-sur-Seine.
Les thèmes retenus pour les débats ne laissent pas l’ombre d’un doute sur la nature coloniale de la présence marocaine au Sahara occidental. (Construction de l’Etat sahraoui en exil, ressources naturelles, droits de l’Homme et éclairages politiques)…
Pour autant, l’importance de cet Eucoco présente un intérêt particulier cette année vu qu’il se déroule à la veille de la réunion Union européenne-Union africaine et de laquelle le Maroc et certains lobbies français, favorables à l’expansionnisme de Rabat, veulent exclure la République arabe sahraouie, membre de plein droit de l’organisation africaine. Les informations glanées, ici, à Bruxelles et distillées par des gorges profondes traditionnellement sourcées à la bonne fontaine, excluent, cependant, cette hypothèse.
La commissaire européenne chargée des relations extérieures, Federica Mogherini, a déjà indiqué que «le Sahara occidental est un territoire autonome». Façon de se conformer à la légalité internationale et surtout à la décision de justice européenne…
Vitry-sur-Seine est une étape importante dans le long chemin des Sahraouis vers leur indépendance.
Les organisateurs ont aussi prévu, lors ce rassemblement, une présence à l’Assemblée nationale française et à la prestigieuse Sorbonne. Les travaux de la 42e Eucoco se dérouleront les samedi 21 et dimanche 22 à La Halle des Sports – rue Pierre et Marie-Curie à Vitry-sur-Seine…
La voix des Sahraouis se fera entendre en France, c’est certain. Paroles de farouches militants et militantes de l’Association des amis de la République sahraouie (Aarasd), de l’Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (Afaspa), du Comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara occidental (Corelso), d’enfants réfugiés du monde/pays de Loire, de l’Association «Un camion-citerne pour les Sahraouis», communauté sahraouie en France (ACSF), femmes sahraouies en France (ASPS), solidarité lorraine avec le peuple sahraoui, Sahara occidental libre, Comité de jumelage Gonfreville, Blain accueil enfants sahraouis (Baes), plate-forme de solidarité avec le peuple sahraoui ont apporté une contribution précieuse pour la réussite de l’événement.
Emmanuel Macron entendra-t-il de France, de son pays, l’appel à l’organisation d’un référendum au Sahara occidental ? Les plus optimistes disent qu’il y a des chances vu que l’actuel locataire de l’Elysée n’est pas, à l’instar de Giscard ou de Sarkozy, pris à la gorge par les lobbies d’affaires franco-marocains. Vitry-sur-Seine marquera peut-être le début de la fin du martyre du peuple sahraoui.
A. M.

Retrait du Maroc de Guerguerat : «De la poudre aux yeux»

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L’interminable conflit entre le Maroc et le Sahara occidental se met à peser très lourd parmi les dossiers en charge de la communauté internationale. L’affaire Guerguerat est venue raviver un feu que tous tentent de contenir.

Abla Chérif – Alger (Le Soir)

Les responsables de la RASD (République arabe sahraouie démocratique) crient leur colère. Hier, c’était au tour du ministre sahraoui des Affaires étrangères d’intervenir, lors d’une conférence de presse, pour faire une mise au point aux propos des Marocains. «L’annonce du retrait marocain de Guerguerat est une fausse information, une manœuvre pour tromper l’opinion publique internationale», assène Ould Salek devant une presse avide de détails sur une affaire qui défraye la chronique depuis de longues semaines. Guerguerat : ce no man’s land de quelques kilomètres se situe à la frontière entre le Sahara occidental et la Mauritanie. Vers la fin du mois d’août dernier, l’armée marocaine crée la surprise en entamant la construction d’une route goudronnée à quelques kilomètres de son mur de défense.

Le Front Polisario alerte les Nations-Unies, la communauté internationale et dénonce une «grave violation du cessez-le feu» par la partie adverse.

Le roi du Maroc se défend en faisant tout d’abord croire à une opération de poursuite entamée contre des contrebandiers et des éléments terroristes qui ont pris la fuite hors du territoire où ils étaient pourchassés. Très vite, il s’avère que les troupes marocaines ont été en fait déployées pour assurer la sécurité de convoyeurs marocains chargés d’écouler de la marchandise en Mauritanie.

L’affaire se déroule en période de crise intense entre Mohamed VI et l’ex-secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon accusé de parti pris pour avoir entrepris des démarches en faveur d’une accélération du processus devant mener à l’autodétermination du peuple sahraoui. Engagé dans une politique de fait accompli, le roi se distingue également en sommant les forces onusiennes de maintien de la paix au Sahara occidental de retourner à leur QG. Les faits prennent alors une tournure dangereuse.

Décidés à ne pas se laisser faire, les Sahraouis envoient de leur côté des troupes chargées de mener des incursions dans ce no man’s land considéré comme faisant partie des territoires libérés. Le nouveau président de la RASD, Brahim Ghali, se déplace en personne sur les lieux et diffuse des photos où on le voit entouré de militaires aguerris à la guerre des sables. Des images effarantes dévoilent également un dispositif militaire de défense aérienne déployé par le Front Polisario. Des quotidiens espagnols en font quotidiennement leur Une. A New York, des voix s’élèvent pour attirer l’attention sur les dangers pouvant découler d’une telle situation.

Dans les couloirs des Nations-Unies, des pourparlers s’entament discrètement avec les deux parties. Six mois plus tard, le 27 février dernier, le Maroc crée une autre surprise en annonçant son retrait de la zone de Guerguerat. Comme l’ont fait précédemment Brahim Ghali et d’autres responsables de la RASD, le ministre sahraoui des Affaires étrangères affirmait hier que les forces marocaines ne se sont pas retirées comme elles le prétendent. «Elles se sont retirées de quelques mètres uniquement, c’est de la poudre aux yeux.» La phrase de Joachim Chissano, envoyé spécial de l’Union Africaine pour le Sahara occidental, résonne plus que jamais dans les esprits : l’étincelle risque de raviver le feu…
A. C.

Photo : L'armée sahraouie à El Gargarate

Le MAE sahraoui sur la situation à El-Guerguerat : «Elle ne peut être dissociée de la nature du conflit»

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Imputant aux autorités coloniales marocaines la responsabilité de la tension qui règne à El-Guerguerat, au sud du Sahara occidental, suite à la violation par Rabat de l’Accord du cessez-le-feu, conclu en 1991 avec le Front Polisario, sous l’égide des Nations unies (ONU), le chef de la diplomatie de la République sahraouie explique cette tension au non-parachèvement du processus de décolonisation au Sahara occidental, en application des Résolutions internationales.

Pour Mohamed-Salem Ould-Salek, ministre des Affaires étrangères de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd), la situation de tension à El-Guerguerat «ne peut être dissociée», a-t-il affirmé, de la nature fondamentale du conflit opposant le Front Polisario et le Maroc, depuis l’invasion de ce dernier, en 1975, du Sahara occidental, lequel territoire, pour rappel, est soumis depuis 1966 au processus de décolonisation, à l’ONU.
S’appuyant sur ce qui est mentionné dans le plan de règlement de l’ONU, à propos de la voie de passage réalisé par les autorités coloniales marocaines, à El-Guerguerat, le ministre sahraoui dira que, dans ledit document, «il ne fait part d’aucune existence de ce passage», a-t-il affirmé, ni même, poursuit-il, «dans les articles de l’Accord du cessez-le feu». Indiquant que dans l’Accord relatif aux questions militaires dans son chapitre 1, sur les procédures du cessez-le feu, entre l’armée de libération sahraouie, et l’armée marocaine, «les deux armées sont tenues de ne pas dépasser les points de leurs positions respectives, le jour et à l’heure du cessez-le-feu, rentré en vigueur le 6 septembre 1991», a-t-il précisé. C’est dans le sillage de ses violations du droit international que «le Maroc persiste sur cette lancée, en comptant sur le soutien inconditionnel de la France, un des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU», déclare le chef de diplomatie de la Rasd. Ce qui l’amène à interpeller la communauté internationale «à assumer ses responsabilités engagées», a déclaré, hier, Mohamed Ould-Salek, animant une conférence de presse au siège de l’ambassade de la Rasd, à Alger.
De sa dérobade de ses engagements pris dans sa signature des Accords du cessez-le-feu, entre Rabat et le Front Polisario, après 16 années de guerre, le Maroc a persisté sur cette voie, par ses violations des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés, son pillage des ressources naturelles du Sahara occidental, son expulsion du personnel du segment politique de la Minurso, son refus de voir l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU, pour le Sahara occidental, Christopher Ross, se rendre dans les territoires occupés du Sahara occidental, jusqu’à ses manœuvres à El-Guerguerat, aux conséquences gravissimes sur la paix et la stabilité dans la région.
Pour le conférencier, il est «urgent» pour l’ONU et notamment pour le Conseil de sécurité «de procéder au parachèvement de la décolonisation au Sahara occidental» sur la base de la légalité internationale, qui consacre le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. En prévision de la tenue, fin avril prochain, de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara occidental, Chissano, l’Envoyé spécial de l’Union africaine, (UA), pour le Sahara occidental, a demandé que le Conseil de sécurité de l’ONU doit «rétablir» l’ensemble des fonctions de la Minurso et devrait aussi étendre sa Mission à l’examen de la situation des droits de l’Homme afin, a-t-il souligné, «d’assurer une surveillance impartiale, indépendante et durable des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés», a indiqué un communiqué de presse de l’UA. Sur l’annonce de Rabat de son retrait d’El-Guerguerat, le chef de la diplomatie sahraouie a affirmé, hier, que «l’armée marocaine ne s’est pas retirée».
Rabat vise à faire croire à la communauté internationale et à l’opinion mondiale, après ses échecs politico-diplomatique et juridiques, qu’elle «fait preuve de coopération», pour le ministre sahraoui, «l’armée marocaine s’est peut-être retiré de deux cent mètres, et Rabat est toujours en position de violation du cessez-le-feu», a affirmé, hier, Mohamed-Salem Ould-Salek.
Indiquant, à ce propos, que «le Maroc doit s’en tenir à l’Accord du cessez-le-feu s’il veut réellement démontrer une volonté de collaborer avec l’ONU, et autoriser le retour du personnel de la Minurso». Le Secrétaire général de l’ONU, comme le Conseil de sécurité «doivent exiger du Maroc de se conformer avec ce qui est mentionné dans l’Accord du cessez-le- feu» et de se plier, aux Résolutions onusiennes en vue «de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination». Depuis vingt-cinq ans, «le Maroc tergiverse avec la complicité de la France, membre du Conseil de sécurité, retardant le parachèvement de la décolonisation au Sahara occidental», avertissant que si cette politique persiste, le peuple sahraoui, à travers son unique et légitime représentant, le Front Polisario, «usera de toutes les voies et moyens légitimes pour recouvrir son indépendance», a affirmé le responsable de la diplomatie de la République sahraouie.
Karima Bennour

L’ambassadeur du Maroc à Rome devant la justice italienne pour harcèlement sexuel

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par Khider Chérif



Une nouvelle information qui prouve que la majorité des ambassadeurs du Maroc à l’étranger se comportent comme de véritables potentats. Le site internet de la communauté marocaine à l’étranger, Manbar Al-jalia Al-Maghribia (Tribune de la communauté marocaine), rapporte que l’ambassadeur du royaume chérifien à Rome, Hassan Abou Ayoub, est poursuivi par la justice italienne pour harcèlement, coups et blessures et violences verbales. La victime n’est autre qu’une de ses domestiques, Naïma Melali, à laquelle il a fait subir les pires sévices après avoir licencié son mari.

Selon de nombreux témoignages, Hassan Abou Ayoub a transformé Naïma Melali en objet sexuel pour assouvir ses instincts bestiaux. Il finira d’ailleurs par mettre la pauvre employée enceinte. Malgré cela, il a tout de même continué à la maltraiter et à l’insulter. L’ambassadeur du Maroc à Rome ira même jusqu’à lui refuser d’accoucher dans une clinique romaine. Au lieu de tenter de réparer son ignoble faute, Il a renvoyé Naïma Melali au Maroc, comme si elle était une vulgaire criminelle. Selon Manbar Al-jalia Al-Maghribia, Hassan Abou Ayoub a peur que son employée devienne une résidente permanente en Italie et s’autonomise.

Naïma Melali raconte, dans un témoignage à Manbar Al-jalia Al-Maghribia, qu’après son accouchement au Maroc, elle est repartie en Italie avec l’intention de reprendre son travail de cuisinière à l’ambassade du Maroc à Rome. Hassan Abou Ayoub, dit-elle, l’a rouée de coups et couverte d’insultes lorsqu’elle s’est présentée à sa résidence. Sans le sou et dans la rue, la pauvre domestique marocaine n’a dû son salut qu’à une association italienne de défense des droits des femmes battues.

C’est d’ailleurs cette même association qui l’a prise en charge et décidé de ne pas laisser les agissements de l’ambassadeur du Maroc impunis. Les animatrices de l’association italienne de défense des femmes battues ont réussi à récolter suffisamment d’argent pour intenter une action en justice contre l’ambassadeur du Maroc à Rome, qui, par ailleurs, a refusé de payer à Naïma Melali ses cinq mois d’arriérés de salaires.

Manbar Al-jalia Al-Maghribia annonce que pour porter l’affaire sur la place publique en Italie et attirer l’attention de Mohammed VI sur les agissements pervers de son ambassadeur à Rome, un collectif d’associations de femmes a prévu ces jours-ci d’organiser devant l’ambassade du Maroc à Rome un sit-in de protestation. Les animateurs du site des Marocains à l’étranger disent ne pas comprendre «comment un ambassadeur comme Hassan Abou Ayoub, qui cumule plus de trente ans dans la diplomatie et qui a eu à occuper de hautes fonctions dans la diplomatie marocaine et même des postes ministériels, a pu s’illustrer par un comportement aussi indigne, aussi sauvage et aussi humiliant». La même source ajoute que malgré qu’il soit poursuivi par la justice italienne, l’ambassadeur du Maroc à Rome continue à traiter ses employés comme s’ils étaient ses esclaves.

Dans certaines régions du monde, comme par exemple en Afrique, le ministère marocain des Affaires étrangères arrive facilement à étouffer les frasques de ses employés en achetant le silence des sphères politiques locales. Ce n’est pas le cas en Europe, où les autorités ne permettent pas de telles dérives. Hassan Abou Ayoub commence à l’apprendre à ses dépens.

Khider Chérif


Tags : Maroc, diplomatie marocaine, Ambassade du Maroc à Rome, abus, esclavage

Momodu Koroma, l’agent de la DGED au Sierra Léone

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Momodu Koroma est un ancien ministre des affaires étrangères (2002-2007). En 2007, il a créé une société de consultations sise à Freetown. Cette année-là, il multiplie les contacts avec la DGED, à travers la personne de Mourad El Ghoul.

Avide de l’argent, il n’hésite pas à créer des prétextes bidons pour soutirer de l’argent à ses employeurs. A titre d’exemple, le 22 avril 2010, sous excuse de préparer sa candidature au sein de son parti politique, il a écrit : « s’il vous plaît, aidez-moi. Même si c’est pour la dernière fois ».

Il s’est rendu à plusieurs reprises au Maroc avec des tickets payés par la DGED en guise de remerciements pour ses services. Il a aussi été invité à participer dans la conférence de l’association World Policy Conference organisée à Marrakech en octobre 2010. A l’instar de tous les invités de la DGED, les billets étaient payés au nom de l’Institut Amadeus, l’arrière boutique des services de Mansouri.

Dans son email du 17 juin 2010, il exprime remercie Mourad pour le traitement reçu et « ses efforts en vue de maintenir des bonnes relations fraternelles et une coopération réciproque ».


Source : Maroc Leaks

Tags : Maroc, Sahara Occidental, Union Africaine, Sierra Léone, corruption, lobbying



L’ambassade du Maroc à Washington, un haut lieu de débauche

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La diplomatie marocaine est le lieu de collusion de lobbying, corruption et débauche.

Les ambassades du Commandeur des Croyants partout dans le monde utilisent les orgies et les soirées arrosées comme moyen pour attirer la sympathie des journalistes et politiciens et leur soutien à la colonisation du Sahara Occidental par le Maroc.

Ainsi, le roi Mohammed VI est devenu le Commandeur de la débauche éffrénée même au Maroc où les visiteurs sont invités à toute sorte de dégénération et de perversion.

Ici, l’ambassadeur de Sa Majesté au Pays de l’Oncle Sam, Rachad Bouhlal s’est appliqué en la matière en faisant appel à un groupe de danseuses de ventre pour, entre autres, le plaisir des yeux des visiteurs.

Il y a lieu de signaler que parmi ses invités se trouve Edward Gabriel, ancien ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, devenu premier défenseur des intérêts du royaume dans le monde. C’est dire qu’il continue de payer les faveurs que le Maroc lui a rendus lors de son service à Rabat.

Source : Maroc Leaks


Sahara Occidental : « Il faut sortir du fait accompli » (experte)

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RFI : Ce différend dure depuis plus de 40 ans, depuis que le Maroc a pris le contrôle d’une grande partie de ce territoire au moment du départ de l’Espagne en 1975.

Après 8 ans de médiation entre le Maroc et le Polisario, Christopher Ross a jeté l’éponge, présenté sa démission, c’est un aveux d’échec pour l’ONU qui n’a pas réussi à mettre autour d’une table les autorités marocaines et le Front Polisario. J’imagine que le départ de Christopher Ross est une bonne nouvelle pour le Maroc ?

Khadija Mohsen Finan :

« Oui, pour le Maroc c’est une bonne nouvelle. D‘ailleurs, en 2012, il avait eu des problèmes avec le Maroc qui avait demandé carrément son renvoi. Mais il avait eu aussi l’appui de sa hiérarchie. C’est-à-dire que Ban Ki-moon l’avait conservé comme émissaire pour le Sahara Occidental.

Pour autant, je ne pense pas que l’obstacle numéro 1 était réellement Christopher Ross. Je pense que c’est une question de gestion de ce dossier par l’ONU et par Ban Ki-moon. Donc, c’est une question de méthode. Il va falloir reprendre ce dossier en le traitant selon une autre méthode ».

RFI : Alors, justement, le fait qu’un nouveau SG de l’ONU soit en fonction depuis le 1er janvier, est-ce que c’est une nouvelle page qui se tourne, qu’on peut s’attendre enfin à un règlement de ce conflit ?

Khadija Mohsen Finan:

« Alors, on peut s’attendre à un règlement de ce conflit si le nouveau SG des Nations Unies, qui a d’ailleurs donné des signes positifs, le gère différemment, oui, mais il ne faut pas oublier aussi que cette question du Sahara Occidental elle est venue se nicher dans le contentieux qui oppose Alger à Rabat. Donc, nous avons là une superposition de deux questions : La question du Sahara Occidental et le contentieux entre le Maroc et l’Algérie ».

RFI : Mais vous pensez qu’Antonio Guterres, qui connaît bien ce dossier, va pouvoir convaincre le Maroc, peut-être, à faire des concessions ou d’être moins exigeant que ces dernières années et ces dernières décennies ?

Khadija Mohsen Finan:

« Il réussira si le Maroc est disposé à changer de méthode et à aller vers un dénouement de cette question et à ne pas imposer lui-même une solution par le biais d’une autonomie, par exemple. Il faut sortir de la politique du fait accompli ».



Source : Maroc Leaks

#MoroccoLeaks: Morocco colossal bribes to African diplomats prior to its joining the African Union

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Despite its flagrant trampling on the objectives of the constitutive act of the African Union that stipulates to “Defend the sovereignty, territorial integrity and independence of its Member States”, the “Respect of borders existing on achievement of independence” and the “Prohibition of the use of force or threat to use force among Member States of the Union” Morocco, that by means of military force still occupies a large portion of the AU member founder Western Sahara republic, smoothly joined the African Union. 
Despite, also, declaring Joachim Chissano, the African Union’s special envoy to Western Sahara, a persona non grata in the Saharawi occupied territories and even in Morocco, the Moroccan king was hosted inside the premises of the African Union as an African liberator. An admission that, weirdly, took place with a relaxing majority. 

Why, then, the African Union admitted the membership of a country that not only tramples on this institution’s core constitutive act but also despises its role in the Saharawi cause, knowing that the peace plan set to resolve this protracted decolonization issue is under the auspices of the United Nations together with the African Union?

Some high officials from inside the African Union waxed lyrical on Morocco’s membership on the grounds that it might be a good opportunity to convince the Moroccans to abide by the Western Sahara peace plan of which the African Union is the second pillar partner. 

In a similar vein, some political pundits that often show up on various media outlets agree on this view based on the allegation that Morocco’s membership is a tacit recognition of the Saharawi republic as the Moroccan parliament ratified the AU constitutive act in which the Saharawi republic is a state member. 

On the other hand, some other analysts have an opposite stance considering that such move will even engender the destruction of this Pan-African institution as Morocco’s status goes against the very fundamental charter of the African Union
Nevertheless, amid all these conflicting views and speculations, a silent voice, through a twitter account baptized “Chris Coleman” and who in recent time brought global attention to a cache of authentic secret documents of the Moroccan diplomacy, has indeed the refutable evidence; Morocco succeeded in garnering support to its admission to the African Union thanks to a long course of colossal corrupt acts. 

As the content of the joined documents clearly witness, we can see mails of a Moroccan diplomat who seemed to have succeeded in setting up a network of relations behind the scenes at every summit of the African Union. Through these mails that were subsequently sent to his boss in Rabat, we learn that, at least on one occasion, cash money was handed over to some African delegations to swing the pendulum in favor of Morocco or, even worse, spy and leak secret information and internal files of the African Union to Morocco officials.

Morocco’s joining the African Union was the result of a lobbying policy in which an all pervasive corruption campaign has been its cornerstone. 

As shown in the mails, it is Moha Tagma, Director of the African Affaires at Morocco Foreign Department, briefing his superior the Moroccan minister of foreign affaires on his action plan. 
In a note he sent to his minister on May 05th, 2014, he put forward “proposals for the undertaken preparations to the next African Union Summit” that would be held in Addis Ababa. He suggests giving “individual envelopes of 5000 euros for each friend” and he lists those “friends” who represent the delegations of the following countries: Senegal, Guinea, Ivory Coast, Gabon, Burkina Faso, Benin, Togo, Comoros, Djibouti, Niger Cameroon, Equatorial Guinea, Guinea-Bissau, Chad, Sierra Leone, Liberia, Somalia, Sudan, Madagascar, Malawi, Mauritius, Seychelles, Mali, Eritrea and Mauritania (Chair of the Council of the AU) “.


In another note dated on June 4th, 2014, Moh Tagma proposed to give Jean-Baptiste Natama from Burkina Faso, $ 2,500 “as an incentive to get him continue working with us.” Jean-Baptiste Natama was the Chief of Staff to the Chairperson of the Commission of the African Union (AU), Nkosazana Dlamini-Zuma, from October 2012 to February 2015. He was tasked of filtering out confidential documents from the African Commission to the Moroccan diplomat Moha Oualki Tagma, who currently serves as Morocco’s ambassador to Nigeria.
On July 29th, 2016, Morocco’s state-based “NGO” New Vision of Africa (NOV AFRIQUE) awarded Jean-Baptiste Natama the “PADEL 2016 international prize for the best promoter of diplomacy in Africa”.

Nevertheless, in spite of all these shenanigans, Morocco was unable to change the unwavering support of the majority of the Africans to the just cause of the Saharawi people. The role of the African Union, instead, intensified and its personal envoy, Mr. Chissano’s intervention before the UN Security Council in 2016 has accentuated Morocco’s isolation in front of a unified Africa on the right of the Saharawi people to self-determination and independence. 

Morocco, thus, has bought a seat at the African Union by its usual lethal and despicable weapon of corruption. The supposed economic development for the welfare of the African nation is no more than a smokescreen to the Moroccan main agenda; obstructing the mounting role of the African Union in decolonizing occupied Western Sahara besides coveting and taking hold of the Saharawi people’s land. 

Khalil Asmar 

Follow at: @Sahara_Voice

Sahara Occidental : L’ambassadeur Ross a démissionné à cause des ingérences de la France

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Paris était toujours une des escales de l’Envoyé Personnel de l’ONU pour le Sahara Occidental dans chaque tournée qu’il faisait dans la région. Le diplomate était conscient que la solution se trouvait entre les mains de la France et il voulait s’assurer du soutien de l’Elysée à ses efforts de médiation, mais il voulait, surtout, que la France réduise ses ingérences au Conseil de Sécurité pour que ce dernier agisse dans la voie d’imposer des résolutions décisives.

C’était peine perdue. A chaque rendez-vous du Conseil de Sécurité avec le Sahara Occidental, les responsables marocains contactaient leurs homologues français pour écouter leurs conseils et mettre au point un plan d’action pour contrecarrer toute résolution contre les intérêts du Maroc.

Le hacker Chris Coleman vient de pendre sur le site Calameo des documents qui délattent la complicité de la France avec Rabat et ses ingérences qui bloquent toute la solution du conflit quadragénaire du Sahara Occidental.

Dans ces lignes se trouve la véritable raison qui a poussé le diplomate américain à la démission

Le 16 avril 2012 à 16:43, Veronique Aulagnon, deuxième conseillère à l’ambassade de la France à Rabat remet à Farhane et Bourita le texte d’une « déclaration virulente du Polisario contre la France à NY ». « Par ailleurs, en complément de l’entretien entre Nasser Bourita et Ludovic Pouille, je voulais t’informer que Paris a redemandé cet après-midi des démarches immédiates dans les capitales des pays membres du groupe des amis à conduire. Le Ministre d’Etat devait en parler Willam Hague ce jour à 16H. Je te tiendrai informé dès que j’aurai un retour”, a-t-elle ajouté.


DECLARATION DE PRESS d’ AHMED BOUKHARI
REPRESENTANT DU F.POLISARIO A L’ONU
» Malgré ses insuffisances, le rapport du SG sur el Sahara occidental peut être considéré, d’ores et déjà, comme étant une dénonciation en bonne et due forme du comportement inadmissible du Maroc vis-à-vis de la MINURSO laquelle s’est trouvée, de manière graduelle, dans une position insoutenable pour sa crédibilité, sa neutralité et, donc, pour sa capacité de mettre en œuvre le mandat qui lui a été conféré par la Communauté internationale en 1991 pour la décolonisation du Sahara occidental.
En dépit du forcing mené conjointement par le Maroc et la France pour changer ou atténuer la portée de certains paragraphes du rapport, ce dernier est et demeurera comme un appel au Conseil et à la communauté internationale pour qu’ils assument les responsabilités engagées depuis 1965 pour la décolonisation du dernier bastion africain sur l’agenda de L’ONU.
Nous, ainsi que des milliers de Français et Françaises, nous nous interrogeons sur les motivations de l’attitude de la France dans cette affaire, attitude qui dépasse toutes les bornes de la logique et du sens commun et qui va même à l’encontre de son orgueil national et prestige, et ce, en choisissant d’aller à contre-courant des principes sacrés des droits de l’homme et du droit à l’autodétermination d’un petit peuple pacifique et digne, qui est toujours soumis à une occupation militaire dénoncée comme telle par des multiples résolutions des Nations Unies.
En agissant de la sorte et à l’insu du peuple français et en contradiction avec ses obligations en vertu de la Charte de l’ONU, la France nous réitère le message, aussi grave que difficile d’être oublié par les générations sahraouies, d’avoir érigé en cause nationale l’oppression du peuple sahraoui.
C’est sur cette base que nous ne pouvons que dénoncer, une fois de plus, les agissements fébriles menées actuellement par la délégation française à l’ONU, visant à placer tous les obstacles et à mettre les bâtons dans les roues afin d’éviter l’adoption d’une Résolution sur le Sahara occidental, qui soit à la hauteur des responsabilités du Conseil et du message fort et clair envoyé par le SG dans ce qui reste de son rapport original. « .
New York 16 avril 2012
Le soir, à 21:05, Mme Aulagnon envoie un autre email sous le titre de « Point sur la négociation » où elle remet à ses interlocuteurs (Farhane et Bourita) « la dernière version du projet de résolution, qui n’est pas encore bouclée en groupe des amis (problème sur OP 3 et 9 à cause des Britanniques; nous avons gardé comme monnaie d’échange nos deux propositions d’amendements sur la dynamique régionale et le recensement, non intégrés dans le texte). En revanche, on a surmonté les obstacles sur les droits de l’Homme et la visite de Ross ».

Le lendemain, 17 avril 2012,à 16:59 Mme Aulagnon envoie un nouvea courrier sur « dernier état de la résolution » dont voici le texte :

» Cher Azzedine,
Voici le texte négocié* en groupe des amis qui a été accepté par le Maroc. Seuls les Britanniques font toujours de la résistance: ils veulent « all interlocutors » à l’OP3.
Les tractations avec les Britanniques se sont poursuivies toute la matinée en marge des consultations du Conseil de sécurité qui viennent de se terminer. sans succès.
Les Américains n’auront sans doute pas d’autre choix que diffuser le texte sans accord. Mais notre RP estime que vous avez du soutien. Tous les Etats ont fait des déclarations favorables au Maroc, à l’exception du Royaume-Uni et de l’Afrique du sud ».


Source : Maroc Leaks 

Tags : Maroc, Sahara Occidental, France, Polisario, MINURSO, ONU
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